L’influence de la chute du Mur sur la construction européenne 1989-2009

Début 1989 encore, pratiquement personne ne pensait voir la fin de la division de l’Allemagne et de l’Europe avant la fin du siècle. La rapidité des événements a surpris tout le monde, et le 3 octobre 1990, moins d’un an après la chute du Mur, la RFA et la RDA étaient unifiées. Avec les révolutions...

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Главный автор: Weinachter, Michèle
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2020
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Итог:Début 1989 encore, pratiquement personne ne pensait voir la fin de la division de l’Allemagne et de l’Europe avant la fin du siècle. La rapidité des événements a surpris tout le monde, et le 3 octobre 1990, moins d’un an après la chute du Mur, la RFA et la RDA étaient unifiées. Avec les révolutions pacifiques et l’effondrement du bloc soviétique, le démantèlement du « Mur de la honte » fut suivi de celui de l’ensemble du « Rideau de fer ». À l’époque, ces bouleversements posaient d’innombrables questions – de taille. D’une part, l’ensemble des membres de ce qui était encore à l’époque la Communauté européenne, les uns avec confiance, d’autres avec méfiance, s’interrogeaient sur l’attitude à venir de l’Allemagne concernant la construction européenne. Cette Allemagne plus grande, potentiellement plus puissante, et ayant retrouvé sa pleine souveraineté allait-elle désormais jouer un jeu différent, plus axé sur ses « intérêts nationaux » ? ou continuer à vouloir faire avancer l’intégration européenne ? Par ailleurs, la fin de la division du continent posait la question de son organisation à venir. Les deux thématiques de l’approfondissement et de l’élargissement étaient ainsi posées. Ce double défi sera, à bien des égards, relevé durant les deux décennies suivantes. Mais la période fut également marquée par un certain nombre de divergences d’approche, entre la France et l’Allemagne notamment, sur ces deux dossiers. De fait, la vague d’élargissements des années 2000 s’est produite sans que l’approfondissement de ce qui était entretemps devenu l’Union européenne ait pu transformer celle-ci en véritable Union politique. Par ailleurs, l’échec en 2005 du référendum français portant sur le Traité constitutionnel, marqua un nouveau coup d’arrêt à une organisation du Continent plus adaptée à la nouvelle donne. Du moins l’adoption du Traité de Lisbonne, entré en vigueur fin 2009, permit-elle d’éviter la paralysie prolongée d’une Union qui comptait désormais 27 membres. Elle n’était pas, pour autant, bien préparée pour affronter les crises successives auxquelles elle allait ensuite rapidement devoir faire face.