30 ans de politique étrangère allemande. Entre volonté de continuité et tiraillement inévitable
Nombreux furent les témoins et observateurs de la chute du Mur et de l’unification en 1989 et 1990 qui s’attendaient à voir l’Allemagne, une fois réunifiée, renouer avec une politique de puissance et de domination, au moins partiellement inspirée du passé. Trente ans plus tard, force et de constater...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2020
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Nombreux furent les témoins et observateurs de la chute du Mur et de l’unification en 1989 et 1990 qui s’attendaient à voir l’Allemagne, une fois réunifiée, renouer avec une politique de puissance et de domination, au moins partiellement inspirée du passé. Trente ans plus tard, force et de constater qu’ils se sont largement trompés. Certes, l’Allemagne occupe de nouveau une place centrale en Europe. En tant que première puissance économique et commerciale de l’UE, elle occupe une place de premier rang au sein de l’Union. Mais elle n’a pas su ni voulu s’affirmer sur le plan militaire ou géopolitique, préférant un rôle de puissance civile, largement imprégnée des principes du multilatéralisme, à un leadership unilatéraliste. Sa culture de la retenue a certes diminué les craintes qui se sont exprimées il y a trente ans. En revanche, les partenaires de l’Allemagne, confrontés à un environnement international fracturé et incertain, attendent de l’Allemagne qu’elle assume ses responsabilités sur le plan international, y compris en matière de sécurité et de défense. Mais aussi, en tant que puissance économique, pour venir en aide aux Etats membres les plus fragiles de l’UE. |
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