Benjamin Constant et le cercle constitutionnel de 1797 : la modération impossible
L’histoire des idées politiques présente canoniquement Benjamin Constant comme l’archétype du centre libéral, aussi éloigné des doctrinaires républicains que des partisans de la monarchie absolue, confondus comme défenseurs de la prérogative étatique contre l’autonomie de la société civile. C’est là...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2009
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’histoire des idées politiques présente canoniquement Benjamin Constant comme l’archétype du centre libéral, aussi éloigné des doctrinaires républicains que des partisans de la monarchie absolue, confondus comme défenseurs de la prérogative étatique contre l’autonomie de la société civile. C’est là une réduction téléologique ; une étape essentielle de la formation de la pensée de Constant est la période du Directoire. Il apparaît alors comme un doctrinaire de la République constitutionnelle, théorisant la primauté de l’esprit public sur l’opinion publique. Il faut extraire ce moment fondateur de la pensée politique des habituelles simplifications catégorielles, pour le replacer dans son contexte, celui de la menace de restauration royaliste, et dans ses enjeux théoriques, la définition d’un républicanisme conservateur, qui n’est pas réductible à une posture opportuniste de « juste milieu ». |
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