L'orientalisme en Inde au tournant du XIXe siècle : La réponse du mondialisme britannique à l'universalisme de la Révolution française
La France révolutionnaire menace la Grande-Bretagne et son empire par la force de ses idéaux égalitaires et universalistes autant que par sa force militaire. Pour arrêter la propagation des « principes erronés » de la Révolution française parmi ses employés britanniques et pour leur inculquer les « ...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2000
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La France révolutionnaire menace la Grande-Bretagne et son empire par la force de ses idéaux égalitaires et universalistes autant que par sa force militaire. Pour arrêter la propagation des « principes erronés » de la Révolution française parmi ses employés britanniques et pour leur inculquer les « vrais principes de la religion et du gouvernement », la Compagnie des Indes fonde en 1800 le Fort William College à Calcutta. Pendant trois ans, les futures recrues de la Compagnie y apprendront la science et la littérature européennes, mais aussi des langues, sciences et philosophies de l’Inde et sa structure sociale stratifiée. Leurs professeurs sont non seulement des orientalistes britanniques, mais également des savants indiens. Quand, en 1806, une partie du College est rapatriée en Angleterre, quelques-uns de ces derniers l’accompagnent pour enseigner aux côtés de savants britanniques comme Thomas Malthus. Loin d’être isolée, cette expérience participe d’un mouvement plus général en Angleterre, où scientifiques et réformateurs s’allient pour propager un modèle social fondé sur l’inégalité du monde en contrepoint des idéaux universalistes de la Révolution française. |
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