Staszak J.-F., Pieroni R. (dir.), Quartier réservé – Bousbir – Casablanca, Georg Éditeur, Chêne-Bourg (Suisse), 2020, 204 p.
Au Liban, des familles de disparus de la guerre civile (1975-1989) sont toujours dans l’attente de leur proche et beaucoup témoignent de leur souffrance auprès des organisations de défense des Droits de l’Homme, des journalistes et des chercheurs. Engagées dans des comités de parents de disparus, ce...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2021
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Au Liban, des familles de disparus de la guerre civile (1975-1989) sont toujours dans l’attente de leur proche et beaucoup témoignent de leur souffrance auprès des organisations de défense des Droits de l’Homme, des journalistes et des chercheurs. Engagées dans des comités de parents de disparus, celles-ci portent en étendard leur douleur pour défendre leur cause depuis parfois 40 ans. Faire une sociologie des usages de ces émotions et de la mémoire permet ici de repenser la place des entretiens dans le dispositif d’enquête. Répétant leur récit, le perfectionnant avec leurs alliés, ces familles finissent peu à peu par connaître une saturation en matière de sollicitations à la réminiscence de leur douleur. Plus encore, ces affects se diffusent auprès de ceux qui les écoutent. La présence répétée des chercheurs, des journalistes et des militants des droits de l’Homme sur ce terrain implique donc de se partager ces récits. Tous ces acteurs expriment alors des dilemmes éthiques et mesurent les limites des engagements de chacun, et pour ma part, les limites de ma recherche sur ce terrain surétudié. |
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