Les tactiques géolégales des organisations d’usagers locales contre l’appropriation de l’eau par les secteurs extractifs au Chili
Cet article interroge les résistances locales au droit de l’eau, par les organisations d’usagers de l’eau de la vallée semi-aride d’Elqui au Chili, pour s’ériger en force contre l’extractivisme. Depuis la géographie juridique critique, il propose une réflexion sur les oppositions construites par d...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2020
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Cet article interroge les résistances locales au droit de l’eau, par les organisations d’usagers de l’eau de la vallée semi-aride d’Elqui au Chili, pour s’ériger en force contre l’extractivisme. Depuis la géographie juridique critique, il propose une réflexion sur les oppositions construites par des pratiques légales et spatiales pour préserver certains espaces de l’expansion du capitalisme extractif. L’identification et l’analyse de quatre tactiques géolégales – la régularisation des droits d’eau, la création d’un Sanctuaire de la Nature puis le détournement des lois sur l’irrigation et des Biens nationaux –, nuancent l’existence d’une avancée d’un front extractif par l’application de lois nationales. On assiste bien souvent à un double mouvement : un respect (au moins partiel) du droit, puis son détournement. Les rapports de pouvoir locaux sont infiniment plus complexes et indépendants des volontés politiques puisque le droit y est incessamment négocié, transformé et (re)produit à différentes échelles. En ce sens, la géographie juridique critique écarte tout spatialisme, ou déterminisme spatial, et rompt en même temps avec le formalisme et le fonctionnalisme juridique.
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