Teyssandier N. et Thiébault S. (dir.). Préhistoires, la conquête des territoires. préface d’Audrey Azoulay, co-éd. CNRS-Cherche-Midi, 2018, 183 p.

Héritiers de la Naturphilosophie allemande, Élisée Reclus (1830-1905) et George Perkins Marsh (1801-1882), qui échangent une correspondance, dénoncent, au milieu du xixe siècle, les destructions anthropiques de certains milieux. Mais leur conception du rapport nature-société diverge par la suite....

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Gauchon, Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Héritiers de la Naturphilosophie allemande, Élisée Reclus (1830-1905) et George Perkins Marsh (1801-1882), qui échangent une correspondance, dénoncent, au milieu du xixe siècle, les destructions anthropiques de certains milieux. Mais leur conception du rapport nature-société diverge par la suite. Leur correspondance s’arrête. La position du géographe anarchiste Reclus et celle de l’ambassadeur Marsh, whig et calviniste puritain, sont incompatibles. La vision métaphysique de la nature chez Marsh, qui s’affirme dans les éditions successives de son Man and Nature après 1864 ne correspond plus à l’éthique laïque et à l’esthétique pratique de Reclus.Tous les deux et partagent une conception utilitariste de la nature, tant dans l’exploitation de ses ressources que dans le bénéfice de sa contemplation. Mais l’anthropocentrisme de Marsh s’arrête à la supériorité attribuée à Dieu. Dans le cadre d’un anarchisme social désireux que le progrès profite à tous, Reclus combine protection des paysages, respect pour les espèces animales ou végétales, et aménagement raisonné de l’espace.