Collectif Rosa Bonheur. La Ville vue d’en bas. Travail et production de l’espace populaire. Éditions d’Amsterdam, 2019, 227 p.
Héritiers de la Naturphilosophie allemande, Élisée Reclus (1830-1905) et George Perkins Marsh (1801-1882), qui échangent une correspondance, dénoncent, au milieu du xixe siècle, les destructions anthropiques de certains milieux. Mais leur conception du rapport nature-société diverge par la suite....
Guardado en:
| Autores principales: | , |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2020
|
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Héritiers de la Naturphilosophie allemande, Élisée Reclus (1830-1905) et George Perkins Marsh (1801-1882), qui échangent une correspondance, dénoncent, au milieu du xixe siècle, les destructions anthropiques de certains milieux. Mais leur conception du rapport nature-société diverge par la suite. Leur correspondance s’arrête. La position du géographe anarchiste Reclus et celle de l’ambassadeur Marsh, whig et calviniste puritain, sont incompatibles. La vision métaphysique de la nature chez Marsh, qui s’affirme dans les éditions successives de son Man and Nature après 1864 ne correspond plus à l’éthique laïque et à l’esthétique pratique de Reclus.Tous les deux et partagent une conception utilitariste de la nature, tant dans l’exploitation de ses ressources que dans le bénéfice de sa contemplation. Mais l’anthropocentrisme de Marsh s’arrête à la supériorité attribuée à Dieu. Dans le cadre d’un anarchisme social désireux que le progrès profite à tous, Reclus combine protection des paysages, respect pour les espèces animales ou végétales, et aménagement raisonné de l’espace. |
|---|