It was a cinema; it is now the house of God! Les Églises sans église ou le renversement des contraintes spatiales en opportunités
Questionner la place de la religion en contexte urbain passe par des analyses qui s’intéressent à l’inscription spatiale des groupes religieux. Cette dernière se traduit notamment par la présence de lieux de culte qui, par leur visibilité, soulignent sur le plan spatial, la présence sociale des co...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2020
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Questionner la place de la religion en contexte urbain passe par des analyses qui s’intéressent à l’inscription spatiale des groupes religieux. Cette dernière se traduit notamment par la présence de lieux de culte qui, par leur visibilité, soulignent sur le plan spatial, la présence sociale des communautés dans la ville. Pourtant, certains groupes religieux ne possèdent pas de lieu en propre, et louent des théâtres, des salles de cinéma ou des salles de spectacle. Un terrain de recherche en cours auprès de trois églises évangéliques montréalaises est l’occasion de montrer que ces pratiques relèvent de stratégies et ne résultent pas seulement d’un processus d’adaptation à des contraintes externes. L’objectif de ces stratégies est de réduire les « chicanes sélectives » qui créent de la distance entre la communauté et les potentiels fidèles. Prenant appui sur des travaux de sociologie des religions et sur une démarche ethnographique en cours, je montre comment ces trois Églises renseignent sur le nouveau visage du Christianisme contemporain qui, s’éloignant du rite religieux, privilégie la performance religieuse, et se moule ainsi dans la société urbaine québécoise.
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