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Se dévoiler est l’essence même de la psychothérapie. En revanche, le dévoilement de soi du thérapeute a longtemps été un sujet de discorde et de débat chez les praticiens, les théoriciens et les chercheurs. Bien que l’interdiction stricte du dévoilement de soi du thérapeute soit de plus en plus rare...

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Auteurs principaux: Priels, Jean-Marc, Grisart, Jacques
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2025
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Se dévoiler est l’essence même de la psychothérapie. En revanche, le dévoilement de soi du thérapeute a longtemps été un sujet de discorde et de débat chez les praticiens, les théoriciens et les chercheurs. Bien que l’interdiction stricte du dévoilement de soi du thérapeute soit de plus en plus rare de nos jours, les différentes approches théoriques influent encore considérablement sur la manière dont le dévoilement du thérapeute s’intègre dans le raisonnement clinique. Il est généralement admis que les théoriciens humanistes, dont Carl Rogers, étaient partisans du dévoilement de soi du thérapeute, dans un souci d’authenticité et d’ouverture. La présente étude couvre l’ensemble des enregistrements connus de Rogers, et examine qualitativement les situations dans lesquelles Rogers a fait à ses clients des interventions relevant du dévoilement de soi. Les résultats indiquent que Rogers n’a presque jamais fait de dévoilement de lui-même aux clients avec lesquels il a travaillé, et en tout cas beaucoup moins que ce à quoi on pouvait s’attendre au vu de la littérature générale sur la fréquence du dévoilement de soi du thérapeute. Nous discuterons des implications de ces résultats sur la théorie et la pratique de la thérapie centrée sur la personne ainsi que sur d’autres thérapies humanistes.