L’adoption transnationale entre idéologies, humanitaire et catharsis
Les débuts de « l’adoption entre pays » sont très liés aux contextes de guerre et de décolonisation. Des adoptions d’enfants nés en Allemagne de pères alliés venus occuper le pays après 1945 aux adoptions d’enfants vietnamiens par des Américains à la fin de la guerre du Vietnam, de nombreux mouvemen...
Tallennettuna:
| Päätekijä: | |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2021
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Les débuts de « l’adoption entre pays » sont très liés aux contextes de guerre et de décolonisation. Des adoptions d’enfants nés en Allemagne de pères alliés venus occuper le pays après 1945 aux adoptions d’enfants vietnamiens par des Américains à la fin de la guerre du Vietnam, de nombreux mouvements d’adoption ont été induits par les décolonisations et les conflits de la guerre froide. Cet article propose une réflexion croisant l’histoire de l’adoption internationale et les questionnements rénovés depuis quelques années sur les fins de guerres et les fins d’empires dans lesquels les enfants et les jeunes ont été assignés à des rôles importants. Les États-Unis et la France constituent deux cas intéressants à croiser. Celle-ci perd son empire colonial dans les années 1950 et 1960 ce qui la contraint à une redéfinition de ses rapports avec les populations du monde ; ceux-là, en tant que puissance mondiale, assument à partir de 1945 le leadership du monde occidental et, durant la guerre froide, mènent des conflits qui les confrontent à d’autres populations. Ces ruptures et ces évolutions qui touchent les sociétés concernées impliquent de nouveaux rapports à l’altérité et des adaptations du gouvernement des populations. C’est dans ces contextes, populationniste en France et interventionniste aux États-Unis, que l’adoption internationale se développe, notamment pour les enfants métis nés des relations sexuelles entre soldats français ou américains et des femmes autochtones. L’article interroge la fonction cathartique de l’adoption internationale au cours ou à la suite de périodes et d’événements qui incitent certaines personnes à vouloir réparer ou à vouloir promouvoir des projets humanistes. Il est également intéressant d’évaluer la part de l’idéologie et le poids des émotions et des élans humanitaires en faveur de l’adoption qu’ils suscitent. Les traces du passé colonial sont bien sûr interrogées avec les notions de race et de citoyenneté, ainsi que la question, humainement très sensible chez les personnes adoptées, des origines. |
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