Jean-Christophe ATTIAS, Un juif de mauvaise foi , Paris, JC Lattès, 2017, 407 p.
Dans la bibliographie internationale sur l’histoire de la démographie historique, il ne fait pas l’ombre d’un doute que c’est Louis Henry et ses collaborateurs qui ont « inventé » la méthode de la reconstitution des familles dans les années 1950 et ont de ce fait révolutionné l’étude des comportemen...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2019
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans la bibliographie internationale sur l’histoire de la démographie historique, il ne fait pas l’ombre d’un doute que c’est Louis Henry et ses collaborateurs qui ont « inventé » la méthode de la reconstitution des familles dans les années 1950 et ont de ce fait révolutionné l’étude des comportements démographiques du passé en recourant à des donnés individuelles issues des registres paroissiaux. Cet article apporte à ce récit habituel une préhistoire largement méconnue, en soulevant trois points importants.1. À partir des années 1920, des reconstitutions de familles furent compilées en grande quantité dans les pays germanophones. Ces compilations furent mises au service d’objectifs scientifiques, populaires et politiques de natures très diverses.2. Nombre de ces reconstitutions de famille furent employées pour analyser les comportements démographiques, selon des modalités très proches de celles utilisées par la démographie historique de Louis Henry.3. La plupart de ces reconstitutions de famille et des recherches démographiques dont elles ont formé le socle, était étroitement liée à la science de la race. Un grand nombre de ces activités scientifiques ont aidé à la diffusion et à la mise en œuvre de la politique raciale du régime nazi ; et nombre des institutions et des personnes menant ces recherches, participaient à la réalisation de la politique raciale. |
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