Sokhieng AU, Mixed Medicines. Health and Culture in French Colonial Cambodia, Chicago/London, The University of Chicago Press, 2011, 263 p.

Cet article propose une comparaison des changements linguistiques opérés dans l’expression des tabous menstruels du Lévitique dans trente-cinq Bibles catholiques et protestantes, de 1530 à 1768, et dans vingt-deux dictionnaires contemporains. Cette comparaison réfute l’hypothèse d’une misogynie des...

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Fredj, Claire
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2013
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cet article propose une comparaison des changements linguistiques opérés dans l’expression des tabous menstruels du Lévitique dans trente-cinq Bibles catholiques et protestantes, de 1530 à 1768, et dans vingt-deux dictionnaires contemporains. Cette comparaison réfute l’hypothèse d’une misogynie des textes du Lévitique à l’époque moderne, suggérant plutôt que les traducteurs, catholiques ou protestants, envisageaient avant tout les tabous menstruels et séminaux dans le cadre de la bonne procréation et de la sexualité conjugale. Loin d’exprimer de la haine et du dégoût pour la femme réglée, comme l’indique l’histoire traditionnelle des attitudes à l’égard de la menstruation, les théologiens et lexicographes modernes respectaient le ton neutre du Lévitique 15. En France, à l’époque moderne, les tabous du Lévitique faisaient partie d’une théologie procréative plutôt que d’une entreprise de justification l’infériorité des femmes.