Abel LOUIS, Les Libres de couleur en Martinique , Paris, L’Harmattan, 2012, 3 vol. : t. 1 : 382 p., t. 2 : 238 p., t. 3 : 232 p.
Cet article propose une comparaison des changements linguistiques opérés dans l’expression des tabous menstruels du Lévitique dans trente-cinq Bibles catholiques et protestantes, de 1530 à 1768, et dans vingt-deux dictionnaires contemporains. Cette comparaison réfute l’hypothèse d’une misogynie des...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2013
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article propose une comparaison des changements linguistiques opérés dans l’expression des tabous menstruels du Lévitique dans trente-cinq Bibles catholiques et protestantes, de 1530 à 1768, et dans vingt-deux dictionnaires contemporains. Cette comparaison réfute l’hypothèse d’une misogynie des textes du Lévitique à l’époque moderne, suggérant plutôt que les traducteurs, catholiques ou protestants, envisageaient avant tout les tabous menstruels et séminaux dans le cadre de la bonne procréation et de la sexualité conjugale. Loin d’exprimer de la haine et du dégoût pour la femme réglée, comme l’indique l’histoire traditionnelle des attitudes à l’égard de la menstruation, les théologiens et lexicographes modernes respectaient le ton neutre du Lévitique 15. En France, à l’époque moderne, les tabous du Lévitique faisaient partie d’une théologie procréative plutôt que d’une entreprise de justification l’infériorité des femmes. |
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