Roberto BIZZOCCHI, Cicisbei. Morale privata e identità nazionale in Italia , Roma/Bari, Editori Laterza, 2008, 361 p.

RésuméLa Dombes des étangs a été marquée, jusqu’au milieu du xixe siècle, par une très forte mortalité des adultes et des enfants, compensée par une immigration constante à partir des provinces voisines. Les enfants, dans une forte proportion, devenaient de ce fait orphelins et devaient être pourvu...

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Autor principal: Cogné, Albane
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2012
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:RésuméLa Dombes des étangs a été marquée, jusqu’au milieu du xixe siècle, par une très forte mortalité des adultes et des enfants, compensée par une immigration constante à partir des provinces voisines. Les enfants, dans une forte proportion, devenaient de ce fait orphelins et devaient être pourvus d’un tuteur. Les pratiques anciennes (seconde moitié du xviiie siècle) sont observées et mises en perspective avec celles dictées par le Code civil de 1804. La mobilisation des familles apparaît comme difficile, voire déficiente, surtout sous l’Ancien Régime, et il est couramment fait appel à des amis et voisins pour compléter les Assemblées réunies par le juge, mais aussi pour assurer la charge de tuteur. Par ailleurs, certaines directives du Code civil peinent à s’imposer, notamment celle qui demande qu’une tutelle soit ouverte après le décès de la mère. Dans les années 1820, de nombreuses familles négligent encore cette démarche, alors qu’elle est systématique après le décès du père. Finalement, prenant appui sur des exemples familiaux, l’article s’interroge sur l’intérêt que pouvait revêtir le rôle de tuteur pour les personnes sollicitées. Les familles, et au-delà, la société dombiste dans son ensemble, apparaissent comme fragilisées par le régime démographique spécifique de la région.