Renata AGO et Benedetta BORELLO (a cura di), Famiglie. Circolazione di beni, circuiti di affetti in età moderna, Roma, Viella, 2008, 418 p.

RésuméL’exogamie au mariage est fréquemment utilisée par les historiens qui cherchent à comprendre la mobilité, en partie en raison du fait qu’avant les recensements du xixe siècle, les registres paroissiaux sont une des rares sources à donner une information concernant la mobilité d’un grand nombr...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Zucca Micheletto, Beatrice
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:RésuméL’exogamie au mariage est fréquemment utilisée par les historiens qui cherchent à comprendre la mobilité, en partie en raison du fait qu’avant les recensements du xixe siècle, les registres paroissiaux sont une des rares sources à donner une information concernant la mobilité d’un grand nombre de personnes. Les listes nominatives du recensement de l’an IV (1796) de Côte-d’Or constituent les principales sources de cette étude, auxquelles s’ajoutent quelques registres paroissiaux et des données supplémentaires tirées de dépositions de témoins devant la justice seigneuriale. De l’analyse de ces sources il ressort que l’exogamie au mariage sous-estime le niveau de mobilité des villages bourguignons à cause à la fois de l’exclusion des célibataires et du fait que les couples se déplacent relativement souvent après le mariage. L’exogamie est également peu fiable en ce qui concerne le profil social des personnes mobiles, puisque certains groupes sociaux se déplacent après le mariage, tandis que d’autres ont tendance à se marier à l’extérieur mais restent sédentaires après le mariage. En outre, le degré d’exogamie d’un village n’est pas indicatif de son niveau de mobilité. En dernier lieu, les distances dans les mariages exogames sont en moyenne bien plus courtes que les distances des déplacements en général. L’exogamie est donc un mauvais indicateur de la mobilité.