Michel ORIS, Guy BRUNET, Virginie DE LUCA BARRUSSE, Danielle GAUVREAU (éd.), Une démographie au féminin. A Female Demography. Risques et opportunités dans les parcours de vie. Risks and Chances in the Life Course, Population, Famille et Société, vol. 11, Berne, Peter Lang, 2009, 355 p.
RésuméLe tremblement de terre et l’incendie dévastateurs qui frappèrent San Francisco en 1906 marquèrent une cassure dans l’évolution sociale, politique, et économique de la ville, laissant le champ libre à une compétition féroce pour sa reconstruction. L’exploration des tensions qui résultèrent des...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2011
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | RésuméLe tremblement de terre et l’incendie dévastateurs qui frappèrent San Francisco en 1906 marquèrent une cassure dans l’évolution sociale, politique, et économique de la ville, laissant le champ libre à une compétition féroce pour sa reconstruction. L’exploration des tensions qui résultèrent des visions conflictuelles de la reconstruction servira à illustrer ici une partie des problèmes qui ont souvent caractérisé les suites des catastrophes naturelles dans les villes américaines. Aussitôt après le tremblement de terre et l’incendie, 5 610 « earthquake cottages » de deux à trois pièces, construits en bois et transportables, ont été établis sur les terrains municipaux pour loger les familles modestes. Malgré leur succès, les cottages ont été rapidement la cible d’intérêts économiques et considérés comme des obstacles à surmonter. Les très faibles risques que ces habitations engendraient pour la santé publique ont été exagérés, de manière à autoriser leur délocalisation ou leur élimination de plusieurs quartiers habités par les classes populaires. Ces efforts d’extirpation se sont intensifiés lorsque le quartier qui accueillait le plus grand nombre de cottages a été choisi pour devenir le site de la « Panama Pacific International Exposition » de 1915. Le rêve des milliers de foyers modestes disséminés dans les quartiers de San Francisco fut ainsi détruit par les intérêts commerciaux. Cette promesse trahie du logement après le désastre s’avère un épisode très significatif, quoique peu connu, de l’histoire de San Francisco. L’histoire des « earthquake cottages » illustre comment la corruption et le désir du profit ont porté préjudice à la satisfaction des besoins en logements modestes mais décents. Elle offre cependant quelques lueurs d’espoir puisque la création de maisons abordables et saines a réussi à s’inscrire, au moins dans un premier temps, dans le débat sur la reconstruction de la ville après la catastrophe. |
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