Parental and sibling influences on the timing of marriage, xviith and xviiith century Québec

RésuméCet article s’intéresse au mariage ainsi qu’au célibat en tant que phénomènes démographiques qui peuvent éclairer l’évolution des conditions de la reproduction sociale et l’équilibre du pouvoir entre les générations au sein des familles. Cette étude s’appuie sur le Registre de la population du...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Dillon, Lisa
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2010
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:RésuméCet article s’intéresse au mariage ainsi qu’au célibat en tant que phénomènes démographiques qui peuvent éclairer l’évolution des conditions de la reproduction sociale et l’équilibre du pouvoir entre les générations au sein des familles. Cette étude s’appuie sur le Registre de la population du Québec ancien, qui couvre la période de 1621 à 1799, et aborde la question des influences familiales sur le calendrier du mariage des Québécois aux xviie et xviiie siècles. L’article cherche à comprendre dans quelle mesure les caractéristiques des parents et de la fratrie et certains événements communs à ces individus influencent les chances demariage des personnes nées au Québec avant 1739. L’hypothèse de l’autorité paternelle est globalement confirmée par les statistiques descriptives et par l’ event history analysis, laquelle démontre les chances plus grandes de mariage des aîné(e)s, à la fois par une plus grande propension au mariage et par des âges au mariage généralement plus bas. Les enfants plus jeunes avaient également des chances de mariages réduites si leurs frères et soçurs aînés n’étaient pas encore mariés. À l’inverse, annulant l’effet général du rang de fratrie sur le mariage, les femmes et les hommes avaient des chances mariage réduites s’ils avaient des frères ou soçurs cadets qui étaient déjà mariés. Une proportion remarquable des Québécoises se mariait en dépit de leur rang de naissance. Cette recherche suggère donc une analyse plus nuancée de l’équilibre qui existait entre l’autorité parentale et les choix individuels. Les parents ont joué un rôle clé dans les décisions de leurs enfants à propos de leur mariage et de leur résidence ; cependant, les résultats obtenus suggèrent que les enfants, qui ont bénéficié de circonstances démographiques ou économiques favorables, disposaient d’une grande marge de négociation.