Vieillesses au féminin et au masculin. Individus, familles et collectivité à Genève, 1816-1843
RésuméCe papier explore la thématique de la vulnérabilité des populations anciennes à travers l’étude de la vieillesse au féminin dans la Genève de la première moitié du xixe siècle. Fondée sur l’analyse des six recensements genevois et effectuée dans une perspective transversale et comparative ent...
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| Hauptverfasser: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2007
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | RésuméCe papier explore la thématique de la vulnérabilité des populations anciennes à travers l’étude de la vieillesse au féminin dans la Genève de la première moitié du xixe siècle. Fondée sur l’analyse des six recensements genevois et effectuée dans une perspective transversale et comparative entre les deux sexes, cette étude montre les moyens de survie dont les vieux disposaient à la fin de leur parcours. La situation démographique de la Cité, caractérisée par un mélange de malthusianisme traditionnel, de modernité néo-malthusienne et de migrations déséquilibrées, a placé les vieilles femmes à l’avant de la scène de la vulnérabilité urbaine. Discriminées par les contraintes structurelles telles le marché du remariage, celui du travail, le système familial nucléaire ou le manque de soutien collectif à la vieillesse, les femmes âgées avaient moins de chances de finir leur vie dans la dignité que leurs homologues masculins. La dureté du système familial nucléaire ou la volonté de préserver leur statut jusqu’à la fin de leurs jours les poussaient à rester indépendantes le plus longtemps possible. Cependant, la sévérité de la vie dans un milieu urbain les a obligées à trouver des solutions permettant de combler le vide laissé par la mort du conjoint. La vie avec une autre veuve, le sacrifice de l’enfant qui restait comme bâton de vieillesse, l’activité professionnelle et, finalement, le maintien d’une cohabitation avec un enfant marié ou encore l’octroi de l’assistance publique, tels étaient les moyens nombreux et diversifiés qui ont permis d’éviter le “empty nest” à la majorité des seniors genevois. |
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