Mary S. HARTMAN, The Household and the Making of History. A Subversive View of the Western Past, Cambridge, Cambridge University Press, 2004, 297 p.

RésuméEn France, sous l’Ancien Régime, le mariage est le plus souvent tardif, ce qui n’empêche pas à certains conjoints d’être très jeunes le jour de leurs noces. Cette situation concerne notamment un peu moins de 2 % des épouses des élites bordelaises du xviiie siècle, soit un corpus de 98 femmes...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Dubert, Isidro
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2007
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:RésuméEn France, sous l’Ancien Régime, le mariage est le plus souvent tardif, ce qui n’empêche pas à certains conjoints d’être très jeunes le jour de leurs noces. Cette situation concerne notamment un peu moins de 2 % des épouses des élites bordelaises du xviiie siècle, soit un corpus de 98 femmes que nous avons étudié ici sous trois angles différents. Le premier montre que les mariages très précoces sont de moins en moins nombreux au fil du temps, ce qui est le signe du rejet massif et presque complet de cette pratique matrimoniale au siècle des Lumières. En outre, il est possible d’observer quelles sont les stratégies familiales et patrimoniales qui conduisent à des unions dans lesquelles les jeunes filles sont souvent de simples objets au service d’intérêts qui les dépassent. Mais le plus original a sans doute été de considérer la fécondité de ces femmes mariées très jeunes, une fécondité qui suit un rythme particulier à cause de leur jeune âge mais qui est souvent, dans le Bordeaux du xviiie siècle, synonyme de descendances nombreuses.