Giulia GALEOTTI, Storia dell’aborto, Bologne, Il Mulino (coll. Farsi un’idea), 2003, 131p.

RésuméEn France, sous l’Ancien Régime, le mariage est le plus souvent tardif, ce qui n’empêche pas à certains conjoints d’être très jeunes le jour de leurs noces. Cette situation concerne notamment un peu moins de 2 % des épouses des élites bordelaises du xviiie siècle, soit un corpus de 98 femmes...

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主要作者: Della Sudda, Magali
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2007
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:RésuméEn France, sous l’Ancien Régime, le mariage est le plus souvent tardif, ce qui n’empêche pas à certains conjoints d’être très jeunes le jour de leurs noces. Cette situation concerne notamment un peu moins de 2 % des épouses des élites bordelaises du xviiie siècle, soit un corpus de 98 femmes que nous avons étudié ici sous trois angles différents. Le premier montre que les mariages très précoces sont de moins en moins nombreux au fil du temps, ce qui est le signe du rejet massif et presque complet de cette pratique matrimoniale au siècle des Lumières. En outre, il est possible d’observer quelles sont les stratégies familiales et patrimoniales qui conduisent à des unions dans lesquelles les jeunes filles sont souvent de simples objets au service d’intérêts qui les dépassent. Mais le plus original a sans doute été de considérer la fécondité de ces femmes mariées très jeunes, une fécondité qui suit un rythme particulier à cause de leur jeune âge mais qui est souvent, dans le Bordeaux du xviiie siècle, synonyme de descendances nombreuses.