Un destin exceptionnel : les enfants abandonnés au travail (Évora, 1650-1837)

RésuméAu Portugal, dès 1514, la législation royale encadre la protection des enfants abandonnés, pris très souvent en charge à partir de la seconde moitié du xvie siècle, ainsi que les hôpitaux, par les municipalités et les Misericórdias et cela jusqu’en 1836. L’étude systématique effectuée sur la...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Abreu, Laurinda
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2006
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméAu Portugal, dès 1514, la législation royale encadre la protection des enfants abandonnés, pris très souvent en charge à partir de la seconde moitié du xvie siècle, ainsi que les hôpitaux, par les municipalités et les Misericórdias et cela jusqu’en 1836. L’étude systématique effectuée sur la ville d’Évora permet de mettre en évidence l’énorme mortalité des enfants abandonnés (mortalité infantile de 734 pour mille, probabilité d’atteindre l’âge de 7 ans de 150 pour mille), ainsi qu’une corrélation entre le mouvement des abandons et l’évolution des prix des céréales lors des crises, ce qui conduit l’auteur à plaider en faveur d’une pratique d’abandon qui entrerait dans un schéma de régulation de la dimension des familles, même légitimes. L. Abreu suit ensuite le destin de cette petite proportion d’enfants atteignant leur septième anniversaire et placés par la Misericordia (dans la famille de la nourrice (60%) mais aussi sur le marché du travail (23%) ou repris par leur famille (10%).L’auteur analyse enfin le développement du discours des élites qui organisent la protection des enfants abandonnés et souligne la distance qui les sépare des réalités : les ressources afin de faire baisser leur mortalité n’ont jamais été mobilisées.