François UBERFILL, La société strasbourgeoise entre France et Allemagne (1871-1924), Strasbourg, Publications de la société savante d’Alsace, 2001, 371 p.

Résumé La recherche des grandes caractéristiques démographiques des populations anciennes, fondée sur l'étude de squelettes issus de sites archéologiques, s'est heurtée à de nombreux obstacles. Les paléodémographes ont tenté, rarement d'une même voix, de les contourner par de...

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Päätekijä: Bourdelais, Marjorie
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2002
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Résumé La recherche des grandes caractéristiques démographiques des populations anciennes, fondée sur l'étude de squelettes issus de sites archéologiques, s'est heurtée à de nombreux obstacles. Les paléodémographes ont tenté, rarement d'une même voix, de les contourner par des adaptations méthodologiques ou des innovations. La publication d'ouvrages, la tenue de tables rondes et de colloques témoignent à l'heure actuelle du regain de vitalité de cette discipline. Il était donc intéressant de faire le point, tant sur les sources et les outils, que sur les grandes directions suivies naguère par la paléodémographie et les pistes qu'elle emprunte aujourd'hui, en France comme l'étranger. L'évolution de la discipline a été marquée par une longue polémique transatlantique concernant le problème posé par l'estimation de l'âge au décès des adultes. La validité des résultats présentés par les paléodémographes dépend de l'exactitude des données utilisées. Or, quel que soit l'indicateur utilisé, l'âge au décès estimé est toujours assorti d'une encombrante marge d'erreur. Pour contourner cette difficulté, des paléodémographes français ont proposé, il y a 20 ans, de travailler sur l'âge « collectif » et non plus sur l'âge individuel. Leur méthode probabiliste, adoptée par la plupart des paléodémographes européens, n'a pas la faveur de leurs collègues américains. Le présent bilan propose une analyse critique des diverses méthodes, examine les adaptations éventuellement proposées et dénonce des utilisations parfois abusives. La démonstration de l'impossibilité de donner un âge exact à partir d'un quelconque caractère osseux étant faite, les auteurs apportent ici quelques compléments à des méthodes existantes et poursuivent leurs recherches dans une approche probabiliste. En reconnaissant les imperfections du document anthropologique sur lequel elle se fonde et en définissant clairement ses limites, la paléodémographie peut apporter des informations originales là où les méthodes traditionnelles de la démographie ne permettent pas d'aller. Les nouvelles approches méthodologiques développées devraient permettre de tirer profit de l'important corpus de données mis à disposition par les anthropologues.