L’espace en question : les lieux de Georges Perec et Patrick Modiano
Cet article souhaite explorer trois fonctions du lieu ou du toponyme dans les œuvres de Georges Perec et Patrick Modiano. Initialement envisagé comme « marqueur identitaire » ou témoin de l’origine d’un individu, le toponyme devient, dans les textes de ses deux écrivains juifs nés pendant ou à la fi...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2022
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article souhaite explorer trois fonctions du lieu ou du toponyme dans les œuvres de Georges Perec et Patrick Modiano. Initialement envisagé comme « marqueur identitaire » ou témoin de l’origine d’un individu, le toponyme devient, dans les textes de ses deux écrivains juifs nés pendant ou à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le lieu d’un doute. Ces quelques pages proposent trois fonctions du lieu telles que représentées par Perec et Modiano : le toponyme comme garant d’une origine douteuse ou instable ; le lieu comme garant mémoriel des individus qui l’habitent (lieu qui donc, lorsqu’il disparaît, emporte avec lui les mémoires qu’il contient) ; et enfin le toponyme comme outil politique ou policier – et qui vise une surveillance ou, dans le cas de l’Occupation parisienne, une destruction. Entre écriture mémorielle et inlassable recherche identitaire, ces usages particuliers des lieux participent à construire – ou reconstruire –, pour les deux écrivains, une histoire personnelle tranchée par « l’Histoire avec sa grande hache ». |
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