Du nom comme trace au nom comme place. Enjeux épistémologiques du toponyme proustien
Cet article souhaite montrer que la réflexion de Marcel Proust sur le toponyme est le lieu privilégié d’un questionnement sur les identités (raciales, nationales, de classe ou de genre) à un moment où ces dernières cristallisent des tensions de plus en plus fortes au sein de la société. L’évolution...
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2022
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Cet article souhaite montrer que la réflexion de Marcel Proust sur le toponyme est le lieu privilégié d’un questionnement sur les identités (raciales, nationales, de classe ou de genre) à un moment où ces dernières cristallisent des tensions de plus en plus fortes au sein de la société. L’évolution de la pensée du nom, mise en scène dans la Recherche, permet en effet de saisir un basculement épistémologique d’importance qui offre un contrepoint aux discours nationalistes et raciaux de l’époque : le nom, d’abord envisagé en diachronie comme la « trace » d’un passé et d’une essence première à découvrir, devient, dès le milieu du roman, l’indicateur d’une « place », arbitraire et susceptible de changer, au sein du système de relations qu’est la société. Il s’agira ainsi de dégager le nom proustien d’une lecture trop strictement poétique, qui domine depuis l’article de Roland Barthes sur « Proust et les noms » (1967), pour montrer que la littérature peut également être le lieu d’un savoir et d’une pensée politique, en dialogue constant avec les discours de son temps. |
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