La place de l'accord dans l'argumentation polémique : le cas du débat Sarkozy/Royal (2007)
RésuméOn admet généralement qu’après une assertion, la réaction positive (accord) est « préférée » (ou « non marquée ») par rapport à la réaction négative (désaccord). Mais dans le cas d’un débat, et singulièrement d’un débat électoral, cette norme discursivo-interactionnelle entre en conflit avec u...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2011
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméOn admet généralement qu’après une assertion, la réaction positive (accord) est « préférée » (ou « non marquée ») par rapport à la réaction négative (désaccord). Mais dans le cas d’un débat, et singulièrement d’un débat électoral, cette norme discursivo-interactionnelle entre en conflit avec une norme « générique » voulant que dans les interactions à caractère agonal, c’est au contraire le désaccord qui est la règle, l’accord devenant alors « marqué » par rapport au désaccord. C’est ce que nous tentons de vérifier à partir du cas du débat télévisé Sarkozy-Royal du 3 mai 2007, que nous analysons à l’aide d’outils empruntés d’une part à l’approche argumentative et d’autre part à l’approche pragmatique et interactionnelle. L’étude montre que si les manifestations d’accord ne sont pas rares dans un tel débat, elles se prêtent à diverses exploitations qui s’inscrivent dans une stratégie globale de disqualification de l’adversaire, tout en permettant au locuteur de construire de lui-même une image (un « éthos ») plus favorable que le recours systématique au désaccord frontal. |
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