Israël : la doctrine du « combat disséminé ». Vers une sur-violence sans rationalité militaire ?

RésuméÀ l’instar de bien d’autres armées contemporaines, l’armée israélienne a essayé, depuis les années 1990, de repenser les paradigmes de son action. Parmi les solutions émergentes figure la doctrine du « combat disséminé », sensée apporter une réponse efficace aux défis de la guerre du XXIe sièc...

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Auteur principal: de Crousaz, Pascal
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméÀ l’instar de bien d’autres armées contemporaines, l’armée israélienne a essayé, depuis les années 1990, de repenser les paradigmes de son action. Parmi les solutions émergentes figure la doctrine du « combat disséminé », sensée apporter une réponse efficace aux défis de la guerre du XXIe siècle, en particulier de la guerre asymétrique pratiquée par les adversaires non-étatiques d’Israël (Hezbollah, Hamas, etc.), tout en limitant les dégâts collatéraux aux populations non combattantes. Cependant, la nouvelle doctrine ne peut produire qu’un nombre réduit de signes et symboles spectaculaires attestant de victoires. Ce faisant, elle perturbe le jeu entre gouvernants, armée et société civile, dans lequel gouvernants et armée ont besoin de tels symboles de victoire, à même de satisfaire les attentes de la société civile et de renforcer la légitimité de leurs actions. Pour pallier ce manque, les décideurs politiques et militaires pourraient être tentés de recourir à une sur-violence démonstrative sans finalité strictement militaire. La guerre du Liban en été 2006, comme les opérations contre la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir par le Hamas, pourraient bien constituer les premières illustrations de ce type d’opérations.