L'Occident romantique, 1789-1850
La chute de l'ancien régime, la révolution industrielle et ses répercussions sont autant de mutations profondes qui dès la fin du xviii˚siècle annoncent les temps nouveaux. L'ébranlement des anciennes croyances accompagne inévitablement l'écroulement des structures traditionnelles de...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Livre papier |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Genève :
Éditions d'art Albert Skira
C 1965.
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| Col·lecció: | Art, idées, histoire
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| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Sumari: | La chute de l'ancien régime, la révolution industrielle et ses répercussions sont autant de mutations profondes qui dès la fin du xviii˚siècle annoncent les temps nouveaux. L'ébranlement des anciennes croyances accompagne inévitablement l'écroulement des structures traditionnelles de la société. En perpétuelle extension la puissance économique de l'Occident est sur le point de dominer l'univers ; mais ce n'est pas sans crainte que les hommes voient se métamorphoser toutes choses autour d'eux. Aussi se laissent-ils fasciner par les terres lointaines, les anciennes légendes ; ils rêvent d'Orient, de moyen âge, et retrouvent avec bonheur fées et elfes. Epoque de musiciens et de poètes, le xixe siècle en son début est aussi un des grands moments de la peinture. On ne saurait limiter à une école et à une tendance les manifestations de la sensibilité de ces années cruciales ; le romantisme, et avant lui le Sturm und Drang, sont surtout importants parce que, individualistes et irrationnels, ils crééent un climat qui permet toutes les recherches. Cependant, les grandes toiles accrochées aux Salons annuels ne représentent pas les formes les plus significatives de l'art du temps : au-delà des théories, détachés des chapelles et des groupes, ce sont les grands isolés qui tracent les chemins des générations futures. A la production massive, à la mécanisation, à l'extension des centres urbains répond l'inquiétude des artistes. Tout naturellement la nature attire les peintres ; à son contact ils découvrent les mille jeux de la lumière et, pour traduire leur émerveillement, renouvellent toutes les structures de l'espace. Mais l'impossibilité de trouver des significations humaines au monde tel qu'il apparaît fait bientôt se transformer l'inquiétude en angoisse; des visions tumultueuses déchirées par les ombres profondes évoquent avec puissance le désaccord de l'artiste avec la société. Un Goya, un Géricault, un Turner nous font sentir d'une manière magistrale ce que fut, pour ceux qui l'ont vécu, cette aube qui annonçait notre temps. |
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| Descripció física: | 1 volume (212 pages) : illustrations en couleurs, couverture illustrée en couleurs ; 32 cm. |
| Bibliografia: | Index |