Chose promise : Étude sur la promesse, à partir de Hobbes et de quelques autres

La promesse est un acte de parole qui engage celui qui la donne. La thèse ici soutenue est que la promesse, et ses formes plus complexes (pactes, alliances, serments), est un propre de l'homme et, plus radicalement, que l'unité de l'humanité est fondée dans la capacité à promettre et...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Boyer, Alain, 1954-2025, professeur de philosophie
Natura: Livre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Paris (6, avenue Reille 75685) : P.U.F. 2018.
Paris : Cairn 2018.
Serie:Léviathan
Accesso online:Accès Université Orléans et IFPM
Nota: CAIRN (ebooks)
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Edition sous un autre format:• Chose promise, étude sur la promesse, à partir de Hobbes et de quelques autres, Alain Boyer, 2014, Paris, Presses universitaires de France, 1 vol. (XII-458 p.), Léviathan, 978-2-13-062562-9
Descrizione
Riassunto:La promesse est un acte de parole qui engage celui qui la donne. La thèse ici soutenue est que la promesse, et ses formes plus complexes (pactes, alliances, serments), est un propre de l'homme et, plus radicalement, que l'unité de l'humanité est fondée dans la capacité à promettre et à respecter ses engagements. Pacta sunt servanda, comme dit le principe romain. La nécessité de respecter sa  foi  apparaît chez des penseurs (Cicéron, Montaigne, Hobbes, Pascal, Locke, Hume, Rousseau, Kant, Nietzsche) dont les doctrines sont pourtant fort différentes. On peut la lire aussi chez des écrivains (Homère, Euripide), des historiens (Hérodote, Tite-Live), dans la Bible, et dans les sciences sociales.On relit ici la  réfutation de l'Insensé  proposée dans le Léviathan, à la lumière de l'examen du rapport de Hobbes à Machiavel sur la question du respect de sa parole. On s'appuie sur la théorie des jeux pour proposer une nouvelle lecture de l'état de nature hobbesien ainsi que de la  chasse au cerf  de Rousseau : il y aurait, depuis les premiers hominidés, un lien entre chasse et promesse. Sans la promesse, la  tentation du lièvre  est irrésistible. On revisite enfin la question du  resquillage  (free riding) : Aristote, et surtout Hume et Rousseau ont compris cette difficulté, liée au passage, sans fondement naturel, à de grandes actions collectives.La confiance engendrée par l'échange des promesses est essentielle à toute vie en commun. L'humanité doit conjurer les deux  monstres  que sont la guerre civile et la tyrannie, qui brisent toute confiance. Il faut dépasser cette alternative tragique. La réflexion sur le serment débouche, de manière inattendue, sur une relecture de la question du sacrifice, et également du christianisme au travers de la question du rachat et de ce que l'on appelle ici son  incomplétude  . Finalement, ce sont certaines idées de penseurs aussi divers que Rawls, Popper, Hayek, Arendt, Ricœur, Elster ou encore Agamben, qui se trouvent ordonnées à la thèse selon laquelle la promesse est l'un des fondements de l'identité personnelle aussi bien que le vinculum ultimum societatis humanum, le lien dernier de la société des hommes la nôtre comme celle des  penseurs sauvages  . Ici, ailleurs, partout, la fides est au fondement de la coopération entre les hommes de parole. Au début est la parole donnée, mère de toutes les normes
Descrizione del documento:CAIRN (ebooks)
ISBN:9782130625629
9782130819967
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