La violence de masse dans l'histoire : état, libéralisme, religion

Guerre mondiale, mort métallique, chimique, atomique déportations de populations entières, de la traite atlantique au Cambodge des Khmers Rouges famines organisées, instrumentalisées, de l'Irlande et des Indes britanniques à l'Ukraine stalinienne camps de concentration ou de travail, de l&...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Camous, Thierry, 1971-
Format: Livre numérique
Langue:Français
Publié: Paris : Cairn 2015.
Paris cedex 14 (Humensis - 170 bis, boulevard du Montparnasse 75680) : Presses Universitaires de France
Collection:Hors collection
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université Orléans et IFPM
Note: CAIRN (ebooks)
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Edition sous un autre format:• La violence de masse dans l'histoire, état, libéralisme, religion, Thierry Camous, 2010, Paris, Presses universitaires de France, 1 vol. (297 p.), 978-2-13-058051-5
Description
Résumé:Guerre mondiale, mort métallique, chimique, atomique déportations de populations entières, de la traite atlantique au Cambodge des Khmers Rouges famines organisées, instrumentalisées, de l'Irlande et des Indes britanniques à l'Ukraine stalinienne camps de concentration ou de travail, de l'enfer colonial du Congo belge ou de la guerre des Boers aux archipels du goulag communiste et aux camps nazis génocides arménien, juifs ou rwandais  : l'inconcevable a d'innombrables fois été conçu. Un constat s'impose : la violence de masse n'est ni le fait des seules sociétés contemporaines, ni le fait de régimes  fous  ,  totalitaires  . Elle fut pratiquée partout, de tous temps et parfois par de  parfaits gentlemen  .Ce livre cherche à comprendre pourquoi. Il identifie trois ruptures historiques qui ont conduit à l'essor de la barbarie. La première est la construction de l'État dont les élites, pour le pouvoir, pour la richesse, usent de la guerre comme outil de domination. La seconde est constituée par le libéralisme, rupture dans la progression humaniste des idées. Il instaure la notion de concurrence et de compétition et ouvre la voie à la violence coloniale dans le giron de laquelle furent forgés les outils du massacre moderne. Le libéralisme laisse l'humanité orpheline de solidarité. Ces liens perdus allaient se reconstituer par des révolutions égalitaristes, dans la classe avec le rêve de transformation de la société, ou par la nation et la race, déchaînant au final la violence génocidaire nazie et la brutalité des communismes. La troisième est la religion  moderne  , c'est-à-dire intolérante, identifiant le païen ou l'hérétique comme ennemi à abattre. Judaïsme, christianisme, islam, hindouisme et bouddhisme, aucune religion n'échappe à ce virage moderne. Sont donc revisités ici quelques-uns des pires cauchemars de l'humanité, dont certains sont bien connus Shoah, crimes du communisme stalinien, khmer rouge, chinois, bombardements massifs de Dresde et d'Hiroshima ou terrorisme islamiste et d'autres, souvent à découvrir : crimes coloniaux britanniques aux Indes ou en Afrique du Sud, américains aux Philippines, belges au Congo, japonais dans le Pacifique, atrocités de la guerre de Trente ans ou des chevauchées médiévales, massacres ethniques dans l'Inde ou le Sri Lanka contemporains. L'auteur guide ainsi le lecteur, à travers un tableau souvent hallucinant, vers une compréhension de fond des mécanismes qui, au cours de cinq millénaires d'Histoire, ont mené l'humanité sur les chemins de l'horreur.
Description:CAIRN (ebooks)
Bibliographie:Bibliogr. p. 269-[290]. Notes bibliogr. Index
ISBN:9782130580515
9782130741046
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