Le Gouvernement du général Berthezène à Alger en 1831

Car ce ne fut pas tant à la colonisation qu'il s'en prit qu'aux violences matérielles ou morales , aux fraudes , aux humiliations imposées aux indigènes, à la passion du lucre qui obscurcit la raison , à nos airs méprisants, à nos dédains, à nos vexations de tous les instants . Que le...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Ageron, Charles-Robert, 1923-2008
Format: Livre numérique
Langue:Français
Publié: Paris : Cairn 2016.
Saint-Denis (113-115, rue Danièle Casanova 93200) : Éditions Bouchène
Collection:Histoire du Maghreb
Accès en ligne:Accès Université Orléans et IFPM
Note: CAIRN (ebooks)
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Edition sous un autre format:• Le gouvernement du général Berthezène à Alger en 1831, Charles-Robert Ageron, 2005, [Saint-Denis], Éditions Bouchène, 1 volume (258 pages), 2-912946-50-6
Description
Résumé:Car ce ne fut pas tant à la colonisation qu'il s'en prit qu'aux violences matérielles ou morales , aux fraudes , aux humiliations imposées aux indigènes, à la passion du lucre qui obscurcit la raison , à nos airs méprisants, à nos dédains, à nos vexations de tous les instants . Que les anciens colonisés reconnaissent dans ces traits le colonialisme dont ils ont souffert va de soi. Mais l'historien n'en peut déduire que ce général était prévenu contre toute idée de colonisation . Cependant l'ensemble de sa politique et de son administration témoigne de sa volonté de mettre frein aux spoliations exercées sur les propriétés, aux vexations auxquelles les indigènes étaient en proie et à une foule d'abus qui étaient passés en forme de choses légales . Comment ne l'a-t-on pas reconnu plus tôt? Que cette politique eût permis de rendre confiance aux Musulmans, il suffit pour s'en convaincre de lire les pétitions des notables d'Alger. Partout on y entend les mêmes cris : Respectez la foi jurée et donnez à tous une même justice . On remarquera aussi que dans tous ces textes de Musulmans contemporains du général Berthezène, celui-ci, lorsqu'il est mentionné, est toujours jugé avec faveur, pour son humanité, sa probité, sa bonne foi. Est-ce seulement flatterie de leur part de répéter des paroles qu'ils lui avaient entendu prononcer: Tous les hommes de bien sont compatriotes
Description:CAIRN (ebooks)
ISBN:2912946506
9782356760531
Accès:L'accès complet à la ressource est réservé aux usagers des établissements qui en ont fait l'acquisition