Rome et l'intégration de l'Empire : 44 av. J.-C. 260 ap. J.-C. Tome 2, Approches régionales du Haut-Empire romain
L'étude de l'Empire est souvent présentée dans le seule perspective romaine par les Anciens, qui jugeaient plus intéressante l'histoire de l'Empire que celle des provinces, sauf quand elle intéressait l'Empire dans son ensemble. Cette approche tend parfois à exagérer l'...
Đã lưu trong:
| Tác giả khác: | |
|---|---|
| Định dạng: | Livre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Paris :
Cairn
2015.
Paris cedex 14 (Humensis - 170 bis, boulevard du Montparnasse 75680) : Presses Universitaires de France |
| Loạt: | Nouvelle Clio
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université Orléans et IFPM |
| Chú thích: |
CAIRN (ebooks) |
| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Variante du titre: | Approches régionales du Haut-Empire romain |
| Edition sous un autre format: | • Rome et l'intégration de l'Empire, 44 av. J.-C.-260 ap. J.-C., Tome 2, Approches régionales du Haut-Empire romain, sous la direction de Claude Lepelley, 1998, Paris, Presses universitaires de France, 1 volume (XCIV-534 pages), Nouvelle Clio, 2-13-048711-4 |
| Tóm tắt: | L'étude de l'Empire est souvent présentée dans le seule perspective romaine par les Anciens, qui jugeaient plus intéressante l'histoire de l'Empire que celle des provinces, sauf quand elle intéressait l'Empire dans son ensemble. Cette approche tend parfois à exagérer l'unité et l'uniformité de l'Empire, puisque la méthode chronologique prime sur l'approche thématique. La romanisation elle-même fait penser que l'Empire tendait à devenir un tout uniforme où disparaîtraient les particularismes régionaux. Mais, même pour un Romain du Haut-Empire, la diversité régionale n'était-elle pas saisissante ? Le procurateur envoyé aux quatre points de l'Empire pouvait-il confondre l'Égypte fertile et sa civilisation millénaire avec la Brittannie septentrionale et la Pannonie ? L'Empire gomma d'autant moins les spécificités locales que la romanisation toucha d'abord les élites plutôt que les peuples, que les langues vernaculaires ne disparurent que lentement et qu'il ne conçut jamais un projet d'unification culturelle. Si l'Occident européen connut une romanisation relativement rapide, l'Orient hellénophone méprisait trop les Romaioi pour accepter la latinisation. Il suffit de rappeler l'emploi du droit grec du commerce en Orient, la persistance des cultes égyptiens et l'inégal degré d'urbanisation pour concevoir la nécessité d'une approche régionale de l'Empire. Administration romaine à part, les peuples de l'Empire ne partageaient ni langue (l'Orient restant hellénophone), ni religion (outre la religion impériale), ni droit, ni mœurs ou mode de vie communs. L'histoire des provinces est une histoire éclatée, mais seule la conscience des particularismes et des oppositions permet de comprendre la grandeur et la vivacité de l'Empire, qui réussit à créer une communauté de destin, une patria communis entre anciens vainqueurs et vaincus sans bénéficier d'une communauté culturelle. La grandeur de l'Empire tient d'abord au succès de cette unification sans complète assimilation qui porta ses fruits à partir des crises du IIIe siècle lorsque des hommes issus de peuples non italiques embrassèrent la cause romaine tant les différentes provinces étaient devenues solidaires les unes des autres sans pour autant se fondre en une culture commune (P. Prigent) |
|---|---|
| Mô tả sách: | CAIRN (ebooks) |
| số ISBN: | 9782130737971 (en ligne) |
| Truy cập: | L'accès complet à la ressource est réservé aux usagers des établissements qui en ont fait l'acquisition |

