La ville défigurée : gestion et perception des ruines dans le monde romain, Ier siècle a.C. - IVe siècle p.C.

Le monde romain n'a pas connu la fascination des modernes pour les ruines. Les vestiges de constructions dégradées ou écroulées étaient pourtant une réalité présente dans les villes antiques. Les catastrophes naturelles, la violence des hommes ou le simple passage du temps, dans cet empire qui...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Davoine, Charles, 1985-
Format: Thèse et Mémoire papier
Langue:Français
Publié: Bordeaux : Ausonius éditions 2021.
Collection:Scripta antiqua 144
Sujets:
Note: Ouvrage publié avec le concours de la Société Française d'Histoire Urbaine
Résumé de la 4e de couverture en français et en anglais
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Edition sous un autre format:• Recherches sur les ruines dans le monde romain, gestion et perception des bâtiments détruits dans la cité romaine (Ier siècle av. J.-C. IVe siècle ap. J.-C.), Charles Davoine, 2015
Description
Résumé:Le monde romain n'a pas connu la fascination des modernes pour les ruines. Les vestiges de constructions dégradées ou écroulées étaient pourtant une réalité présente dans les villes antiques. Les catastrophes naturelles, la violence des hommes ou le simple passage du temps, dans cet empire qui dura plusieurs siècles, concouraient à endommager ou à détruire les édifices. Que faisait-on alors des ruines qui, immanquablement, subsistaient dans le paysage ? À partir d'un examen de la documentation textuelle, en particulier épigraphique et juridique, mise en regard des données archéologiques, cet ouvrage se propose d'étudier comment les bâtiments ruinés, publics comme privés, étaient perçus par les populations, les autorités municipales ou le pouvoir romain et quel traitement leur était réservé. État intermédiaire entre la construction et la disparition, discontinuité dans le tissu bâti, les ruines posent toujours problème. Les pouvoirs publics et les juristes romains invitent à ne pas démolir les édifices, en particulier en ville, tandis que les textes littéraires et les inscriptions célèbrent les bienfaiteurs qui restaurent des monuments endommagés par une catastrophe ou maltraités par le temps. Les bâtiments délabrés sont toujours présentés comme une défiguration du paysage urbain et les villes détruites rappellent ou annoncent des temps troublés. La pérennité de la cité exige au contraire la conservation des édifices et leur restauration régulière. Les ruines forment alors un contre-modèle, qui permet de révéler, par contraste, l'idéal d'une architecture qui participe à l'ornementation de la cité et contribue à l'âge d'or garanti par l'empereur.
Description:Ouvrage publié avec le concours de la Société Française d'Histoire Urbaine
Résumé de la 4e de couverture en français et en anglais
Description matérielle:1 volume (433 pages) : illustrations, plans, couverture illustrée ; 24 cm.
Bibliographie:Bibliographie p. [367]-399. Notes bibliographiques. Index
ISBN:9782356133663 (br.) :
ISSN:1298-1990