Le châtiment suprême : l'application de la peine de mort en France (1906-1981)

Sur le point de disparaître en France à la fin du XIXe siècle, la peine de mort connait un regain à partir de 1906. S'appuyant sur les émotions punitives dans l'opinion publique ainsi que sur les discours criminologiques, le système judiciaire vise à l'élimination de certains accusés....

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Picard, Nicolas, 1981-...., historien
Format: Thèse et Mémoire papier
Langue:Français
Publié: [Paris] : Institut Universitaire Varenne DL 2018.
Collection:Collection des thèses n˚167
Sujets:
Note: La couverture porte la mention : "Grand prix de la recherche en gouvernance 2014 de l'Institut français des administrateurs"
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Edition sous un autre format:• L'application de la peine de mort en France (1906-1981), Nicolas Picard, 2016
Description
Résumé:Sur le point de disparaître en France à la fin du XIXe siècle, la peine de mort connait un regain à partir de 1906. S'appuyant sur les émotions punitives dans l'opinion publique ainsi que sur les discours criminologiques, le système judiciaire vise à l'élimination de certains accusés. Le peine capitale reste cependant marginale dans l'ensemble de la répression pénale et ne punit qu'une minorité de crimes de sang considérés comme particulièrement atroces. Les condamnés a mort sont fréquemment issus des couches les plus misérables et les moins intégrées de le société. Les discours judiciaires, plaidoiries, réquisitoires, expertises, s'affrontent pour déterminer si ces individus peuvent disposer de circonstances atténuantes. Les fonctions de la peine de mort sont alors discutées s'agit-il de faire un exemple, de venger ou d'épurer le corps social. S'entremêlent alors considérations rationnelles et émotionnelles. Ces discussions ont lieu a deux niveaux, celui de la cour d'assises d'abord, où l'enjeu est de convaincre les citoyens siégeant comme jurés. celui de l'administration ministérielle et présidentielle ensuite, où l'enjeu et de décider d'une éventuelle grâce. Les condamnés à mort, en attendant que l'on statue sur leur sort sont détenus dans des conditions particulièrement sévères, devant éviter évasion ou suicide. Leur temps et leur espace sont extrêmement normés, ce qui ne les empêche pas de les aménager à des fins qui leur sont propres. La préparation à la mort s'inscrit dans des perspectives tant laïques que religieuses. Le cas échéant, la décision d'exécution mobilise forces de l'ordre, personnel pénitentiaire, l'exécuteur et ses aides, pour un acte conjuguant aspects bureaucratiques et brutale violence. Sinon le condamné est rendu aux circuits pénitentiaires ordinaires, ou il risque cependant une autre forme de mort pénale.
Description:La couverture porte la mention : "Grand prix de la recherche en gouvernance 2014 de l'Institut français des administrateurs"
Description matérielle:1 volume (844 pages) : illustrations, graphiques, tableaux, cartes, couverture illustrée en couleur ; 24 cm.
Bibliographie:Bibliographie p. [591]-624. Notes bibliographiques
ISBN:9782370321923 (br.) :