Comédies. II

"Commencées dans l'agitation, les comédies se terminent dans le calme, contrairement aux tragédies qui, commencées dans le calme, finissent en tempête". La formule est du dramaturge Thomas Heywood, elle date de 1612 et a le mérite de la simplicité. Mais c'est aussi sa limite, le...

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Détails bibliographiques
Dans:Oeuvres complètes, 6
Auteur principal: Shakespeare, William, 1564-1616
Autres auteurs: Déprats, Jean-Michel, 1949- (Directeur de la publication, Traducteur), Venet, Gisèle, 19..- (Directeur de la publication), Richard, Jean-Pierre, 1949-...., linguiste et traducteur (Traducteur), Cottegnies, Line, 1967- (Éditeur intellectuel), Jones-Davies, Margaret, 19..- (Commentateur d'un texte écrit), Suhamy, Henri, 1932-...., linguiste (Commentateur d'un texte écrit), Maquerlot, Jean-Pierre, 194.-2020 (Commentateur d'un texte écrit), Vincent, Jean-Pierre, 1942-2020, metteur en scène (Éditeur intellectuel)
Format: Livre papier
Langue:Français
Anglais
Publié: [Paris] : Gallimard DL 2016.
Collection:Oeuvres complètes / Shakespeare 6
Bibliothèque de la Pléiade 613
Sujets:
Note: Textes en anglais avec traduction française en regard
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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Contient:• Les joyeuses épouses de Windsor, traduction par Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Richard, texte établi présenté et annoté par Gisèle Venet
• Beaucoup de bruit pour rien, traduction par Jean-Pierre Richard, texte établi par Line Cottegnies, présenté et annoté par Margaret Jones-Davies
• Comme il vous plaira, traduction par Jean-Michel Déprats, texte établi par Gisèle Venet, présenté et annoté par Henri Suhamy
• La nuit des rois, traduction par Jean-Michel Déprats, texte établi présenté et annoté par Gisèle Venet
• Mesure pour mesure, traduction par Jean-Michel Déprats, texte établi par Gisèle Venet, présenté et annoté par Jean-Pierre Maquerlot
• Tout est bien qui finit bien, traduction par Jean-Michel Déprats, texte établi par Jean-Pierre Vincent, présenté et annoté par Gisèle Venet
Description
Résumé:"Commencées dans l'agitation, les comédies se terminent dans le calme, contrairement aux tragédies qui, commencées dans le calme, finissent en tempête". La formule est du dramaturge Thomas Heywood, elle date de 1612 et a le mérite de la simplicité. Mais c'est aussi sa limite, le genre "comédie", si c'en est un, étant quant à lui plutôt complexe. Shakespeare a écrit dix-huit pièces ainsi désignées, et ce qu'ont en commun La Comédie des erreurs (1590-93) et La Tempête (1611) ne saute pas aux yeux. Reste qu'il est possible d'identifier dans cet ensemble trois phases, que recoupent à peu près les trois volumes de la Pléiade. Après une première époque (1590-1598 ; tome I) qualifiée de "maniériste" et au cours de laquelle Shakespeare renverse les codes de l'amour pétrarquiste, c'est plus que jamais le sentiment amoureux qui confère leur (problématique) unité aux comédies écrites entre 1598 et 1604-06 (tome II). Il irrigue toutes les intrigues, des plus désopilantes aux plus romantiques, et s'accommode de toutes les modalités du comique. Comique énorme des Joyeuses Epouses de Windsor, "comédie sans comique" à l'autre bout du spectre : Tout est bien qui finit bien finit bien, mais contre toute attente. Entre ces deux extrêmes se déploient les "comédies brillantes". Jouant de la duplicité des apparences (trompe-l'oeil et anamorphoses sont alors en vogue), irrésistiblement séduisantes, elles mettent en scène le miroitement et les intermittences des cours. La dernière phase (1607-1613 ; tome III) réunit des pièces traitées de tous les noms : romances (drames romanesques), "comédies du renouveau", pièces "bâtardes", "tragi-comédies" - ni comédies, car la mort rôde, ni tragédies, car on n'y meurt pas assez. (Il ne manque en somme à ce chapelet de qualificatifs que la "tragédie comico-historico-pastorale" imaginée par Polonius dans Hamlet.) C'est le temps des harmonies paradoxales : s'y accordent le comique et l'odieux, le rire et la peur, les danses et les funérailles. La joie des héros du Conte d'hiver "patauge dans les larmes", la tristesse du Palamon des Deux Nobles Cousins "est une sorte de joie composite". Les intrigues de ces dernières pièces sont complexes. Strange est le mot qui, d'écho en écho, les traverse toutes. Les contrées sont inconnues, les rebondissements inattendus, les apparitions déconcertantes. Le merveilleux règne sans partage sur l'île enchantée de La Tempête. Puis "ce spectacle insubstantiel" s'évanouit ; Prospéro et ses semblables étaient "de l'étoffe dont les rêves sont faits". Les dernières comédies mettent en lumière le paradoxe de leur art : éphémères productions d'insaisissables rêveries, invraisemblables "histoires d'autrefois", elles pourraient ne pas nous concerner, et pourtant nous habitent. C'est avec elles que s'achève la publication de l'édition bilingue du théâtre de Shakespeare à la Pléiade.
Description:Textes en anglais avec traduction française en regard
Description matérielle:1 volume (xxxv-1672 pages) ; 18 cm.
Bibliographie:Bibliographie à la suite de chaque pièce. Notes bibliographiques
ISBN:9782070105533 (rel. sous étui) :