La cité idéale en Occident

La notion de cité idéale s'inscrit dans l'histoire de l'Occident comme un des éléments décisifs de la société parfaite telle que les hommes l'ont rêvée, recherchée, élaborée pendant des siècles. Les premières villes sont nées au Moyen-Orient, à l'époque de la "révolutio...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Vercelloni, Virgilio, 1930-1995
מחברים אחרים: Canal, Denis-Armand, 1946- (Traducteur)
פורמט: Livre papier
שפה:Français
יצא לאור: Paris : Philippe Lebaud DL 1996.
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Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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סיכום:La notion de cité idéale s'inscrit dans l'histoire de l'Occident comme un des éléments décisifs de la société parfaite telle que les hommes l'ont rêvée, recherchée, élaborée pendant des siècles. Les premières villes sont nées au Moyen-Orient, à l'époque de la "révolution urbaine", vers la fin du IVe millénaire avant J.-C., à Sumer, en Elam et dans tout le "Croissant fertile". Babylone, symbole mythique de ces villes disparues, est devenue, dans la mémoire des hommes, un archétype de fascination ou de répulsion, splendeur de Sémiramis ou malédiction de Babel. Le concept de cité idéale a hanté les esprits les plus divers et, tout naturellement, ceux des philosophes et des écrivains. Dans la longue liste des utopie (de ou-topos, "lieu non-existant", ou eu-topos, "lieu heureux"), on rencontre aussi bien les noms de Platon, Aristote et Campanella - dont "La Cité du Soleil" était si fort admirée par Marx et Engels - que ceux de William Morris ou de l'inévitable Jules Verne, utopiste impénitent s'il en fut. Les architectes ont été plus nombreux encore à l'imaginer, et de tout temps : de Vitruve, Piranèse, Alberti et Ledoux, à Schinkel, Haussmann, Le Corbusier, Mallet-Stevens et Wright. La Russie soviétique avec Nicolaï Milioutine et l'Allemagne nazie avec Albert Speer n'ont pas manqué de convevoir des villes conformes à la vision du monde de Staline et de Hitler. Les peintres - et surtout ceux de la Renaissance - ont transcendé l'image de la ville, en s'affranchissant des étroitesses gothiques et d'un certain état d'esprit, comme Lorenzetti, Mantegna, Jacopo Bellini ou Piero della Francesca. En quelques traits magistraux, stupéfiants de modernité, Léonard de Vinci a imaginé des projets urbains révolutionnaires, représentations d'une cité perfectible par l'ingénierie, la technique et l'art. D'autres artistes encore - comme Piero di Cosimo, Michel-Ange ou Dürer - dessineront et peindront des villes issues de leur inspiration. un souci qui perdurera jusqu'à nos jours avec François Spoerry, artiste français que sa passion du paysage urbain a conduit à l'architecture. Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis et néanmoins architecte, a renoncé à briguer un nouveau mandat pour pouvoir se consacrer entièrement à l'architecture et au renouvellement indispensable de l'urbanisme. On sait peut-être moins que Néron, insatisfait de l'état de la ville et désireux de laisser son nom aussi dans cette histoire-là, élabora avec ses architectes un extraordinaire programme édilitaire destiné à transformer Rome. Ou que Marie-Louise, ex-impératrice des Français, devenue duchesse de Parme en 1815, transformera "sa" ville pour rendre "quatre cent mille âmes heureuses", sans oublier de gracier régulièrement les condamnés politiques. En rêvant à sa propre perfection, l'humanité a ainsi projeté, à chaque époque, une ville idéale, cité parfaite correspondant à un moment précis de l'histoire des idées. Les cent quatre vingt-douze planches en couleurs qui composent cet ouvrage sont autant d'images que l'on peut choisir comme supports d'autres rêves. La cité idéale est toujours à inventer. Au Brésil, en 1957, le président Kubitschek reprend un projet vieux de deux siècles et confie à Lucio Costa et Oscar Niemeyer le soin de faire surgir, en pleine jungle, la nouvelle capitale du pays, véritable ville symbole, idéale par définition.
תיאור פיזי:1 vol. (206 p.) : ill. en noir et en coul., plans, jaquette illustrée ; 34 cm.
ביבליוגרפיה:Bibliogr. p. 201-[202]. Index
ISBN:2866452143 (rel.) :