La conscience de l'oeil : urbanisme et société

L'aspect des villes reflète la grande peur cachée qu'ont leurs habitants de s'exposer. Dans leur esprit, s'exposer suggère davantage le risque d'être blessé que la chance d'être stimulé. La peur de l' exposition renvoie d'une certaine façon à une conception mi...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Sennett, Richard, 1943-...., sociologue
Daljnji autori: Dill, Dominique (Prevodilac)
Format: Livre papier
Jezik:Français
Izdano: Paris : Éd. de la Passion 2000
Izdanje:Nouvelle édition révisée.
Teme:
Bilješka: Précédemment paru sous le titre : "La ville à vue d'œil" chez Plon en 1992
Traduit de : "The conscience of the eye, the design and social life of cities"
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Opis
Sažetak:L'aspect des villes reflète la grande peur cachée qu'ont leurs habitants de s'exposer. Dans leur esprit, s'exposer suggère davantage le risque d'être blessé que la chance d'être stimulé. La peur de l' exposition renvoie d'une certaine façon à une conception militarisée de la vie de tous les jours, comme si le modèle attaque et défense s'appliquait aussi bien à la vie subjective qu'à la guerre. Avec cet ouvrage, Richard Sennett retrace la naissance de cette crainte et comment s'est édifié le mur séparant la vie intérieure de la vie extérieure. La construction de ce mur s'explique en partie par notre histoire religieuse : le christianisme engagea la culture occidentale sur la voie de la séparation de l'expérience intérieure et de l'expérience extérieure. L'ombre de ce mur continue d'obscurcir la société laïque. Un des traits caractéristiques de l'urbanisme moderne est qu'il dissimule derrière ses murs les différences qui existent entre les individus. Ainsi, les urbanistes n'ont créé dans nos villes que des espaces inoffensifs , insignifiants, des espaces qui dissipent la menace du contact social : miroirs sans tain des façades, autoroutes isolant les banlieues pauvres du reste de la cité, villes-dortoirs. Cette approche compulsive de l'environnement s'enracine, en partie, dans des malheurs anciens, dans la peur du plaisir, qui ont conduit les individus à traiter leur environnement de façon aussi neutre que possible. L'urbaniste moderne est manipulé par l'éthique protestante de l'espace.
Opis djela:Précédemment paru sous le titre : "La ville à vue d'œil" chez Plon en 1992
Traduit de : "The conscience of the eye, the design and social life of cities"
Opis:1 volume (221 pages) : couverture illustrée en couleurs ; 24 cm.
Bibliografija:Notes bibliographiques. Index
ISBN:290622944X (br.) :