La vallée de la Chiers : Redécouvrir la Chiers pour cicatriser les friches sidérurgiques.
Pour mon travail de fin d'étude, j'ai choisi de travailler sur les friches industrielles situées sur les trois communes de Longwy, Mont-Saint-Martin et Longlaville (Meurthe-et-Moselle), qui s'étendent en fond de vallée, de la gare de Longwy jusqu'à la frontière franco-belge-luxeb...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Livre papier |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2016.
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| Shrnutí: | Pour mon travail de fin d'étude, j'ai choisi de travailler sur les friches industrielles situées sur les trois communes de Longwy, Mont-Saint-Martin et Longlaville (Meurthe-et-Moselle), qui s'étendent en fond de vallée, de la gare de Longwy jusqu'à la frontière franco-belge-luxebourgeoise. L'urbanisation s'étant développée autrefois autour des usines, les friches deviennent une question centrale : de quelle manière se réapproprier ces terres polluées et délaissées via la question du paysage ? Longwy est une ville frontalière dessinée par Louis XIV autour d'une citadelle de Vauban, construite au bord d'une cuesta afin de protéger les limites de l'empire français face aux prussiens. Cette citadelle, bénéficiant d'un point de vue remarquable sur la vallée de la Chiers, est le point de départ de la ville de Longwy-Haut. A cette époque, la ville n'est pas très étendue, cintré dans ses remparts ; seules quelques maisons et un couvent religieux sont installés dans le fond de vallée à proximité de la rivière, la Chiers. Mais la ville va connaître sa petite révolution au XIXème siècle, grâce premièrement à un sous-sol géologique offrant une grande quantité de fer et puis dans un second temps, à l'amélioration des techniques sidérurgiques pour son exploitation. Une nouvelle main-d'oeuvre va venir d'Italie et de Pologne pour travailler dans les usines et habiter les nouvelles cités ouvrières, créées à l'initiative des maîtres de forge. Alors pendant deux siècles, ce sont les vallées lorraines qui vont profiter de cet essor et se développer considérablement. Les usines vont s'étendre, grossir jusqu'à remplir au maximum l'espace disponible des vallées et lorsque ce n'est plus possible, à travailler le relief pour encore s'agrandir. C'est dans ce contexte, que la Chiers va progressivement être couverte par les aciéries pour finalement disparaître de la ville. C'est ainsi que naît Longwy-Bas. C'est donc brutalement que la population va réagir à la fermeture des usines dans les années 1980. Les usines seront démantelées rapidement, faisant table rase de l'histoire et laissant plus de 10 000 personnes sans emplois. Dans l'optique de relancer rapidement l'activité économique de la région et afin de contrer les départs massifs de familles, l'État et l'Europe vont mettre en place un nouveau plan unissant la France, la Belgique et le Luxembourg qui connaissent le même sort : le PED, plan économique de développement, devant apporter 5 500 emplois rien que sur le territoire français. En France, on lance un concours pour redessiner le tracé des friches afin de valoriser ce nouveau territoire si vide maintenant. De nouvelles routes sont créées pour désenclaver les communes, un volet paysager mené par l'EPFL (établissement foncier de Lorraine), vient valoriser les friches pour rendre attractif le coeur de vallée. Mais voilà après trente ans, le PED s'essouffle ; le nombre d'emplois créé n'est pas tenu, les friches sont toujours présentes, coûtant cher à la CCAL, Communauté de Communes de l'Agglomération de Longwy (seulement quelques entreprises sont venues s'installer, habillant à peine l'espace). Actuellement, les friches mêlent à la fois des sites de confinement de sols pollués, une ZAC, quelques bribes de patrimoine industriel et des terres oubliées, traversées par une Chiers méconnue. Cet espace complexe et peu réutilisé pourrait donc être vecteur au sein de la ville d'une valorisation du paysage autrefois perçu comme noir à cause des usines, grâce à l'axe porteur de la Chiers, qui pourrait être révélée. |
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| Fyzický popis: | 161 p. |