Vivre le Bout du monde face aux riques torrentiels dans le Haut-Giffre.

C'est au Bout du monde que j'ai choisi de réaliser mon travail de fin d'études, plus précisément en amont de la Vallée du Haut-Giffre, en Haute-Savoie. Je me suis intéressée à un site mêlant les problématiques du grand paysage alpin et du risque naturel. C'est par mes voyages et...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: GUILLOUX, Flora (étudiant)
Formaat: Livre papier
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2016.
Omschrijving
Samenvatting:C'est au Bout du monde que j'ai choisi de réaliser mon travail de fin d'études, plus précisément en amont de la Vallée du Haut-Giffre, en Haute-Savoie. Je me suis intéressée à un site mêlant les problématiques du grand paysage alpin et du risque naturel. C'est par mes voyages et mon stage de 4ème année, que j'ai appris à connaître les paysages grandioses de ce Bout du monde. C'est ici que naît la rivière torrentielle, le Giffre. Elle grandit à la rencontre des nombreux torrents qui affluent des sommets des deux Cirques de la commune de Sixt-Fer-Cheval. Elle traverse ensuite des vallées glaciaires où elle est ensérée entre des versants abrupts. Dès qu'elle le peut, elle cherche à s'étendre et à déambuler, elle se divise alors en de nombreux chenaux qui forment la rivière en tresses. Empreinte de liberté, elle témoigne de ce qu'étaient autrefois les rivières des fonds de vallées. Au creux du Bout du monde, le village s'est construit autour de son Abbaye dans une plaine qui semble close de toutes parts. C'est une communauté d'autochtones qui a su conserver ses traditions, mais qui risque aujourd'hui de perdre son authenticité en calquant son développement sur celui des communes voisines. En effet, Samoëns a depuis longtemps axé son développement sur le tourisme de masse hivernal. Le caractère intrépide et imprévisible du paysage du Bout du monde provoque brusquement l'apparition d'aléas puissants. Des laves torrentielles, similaires aux laves volcaniques, se déclenchent lors d'orages estivaux violents. Elles dévalent les falaises dans un grondement terrible où on croirait entendre toute la montagne s'entrechoquer. Les bouffées de laves finissent pas s'étaler sur les cônes de déjection dans les vallées. Ce phénomène peu connu et son paysage minéral et bouleversé est un réel spectacle pour qui souhaite se confronter à la puissance des éléments. L' aléa devient un risque seulement quand il atteint les zones d'occupations humaines. Malheureusement, l'homme a toujours colonisé les terres aux pentes plus douces des cônes de déjection. à Sixt, les enjeux vulnérables sont peu nombreux, car la commune a maitrisé son développement. Samoëns, obnubilée par la construction de nouvelles résidences pour les vacanciers, a construit aux abords du dangereux torrent du Clévieux. On constate dans beaucoup de territoires soumis aux risques «inondations» que les hommes ont perdu la relation à la rivière et à leur environnement naturel. Désormais, ils n'acceptent plus que leur territoire puisse comporter des risques et dans un délire sécuritaire, ils se sont sur-protégés. Dans ce contexte, comment intervenir sur le territoire afin d'encourager les populations montagnardes et les visiteurs à reconquérir la notion de résilience face aux risques torrentiels ? Ces communes du Bout du monde pourraient-elles démontrer qu'il est possible de se développer en utilisant les ressources et les caractéristiques identitaires de leur territoire, tel l'aléa torrentiel ? "
Fysieke beschrijving:181 p.