Réinventer Paris à travers le prisme des toits.

Anne Idalgo, veut, d'ici la fin de son mandat, créer plus de 100 hectares de toitures végétalisées à Paris. Elle veut en effet ramener de la nature en ville, de l'agriculture urbaine et restaurer les trames écologiques. Bien que l'intention soit louable, on ne peut que remarquer que l...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: CASNABET, Raphaël (étudiant)
Format: Livre papier
Idioma:Français
Publicat: 2016.
Descripció
Sumari:Anne Idalgo, veut, d'ici la fin de son mandat, créer plus de 100 hectares de toitures végétalisées à Paris. Elle veut en effet ramener de la nature en ville, de l'agriculture urbaine et restaurer les trames écologiques. Bien que l'intention soit louable, on ne peut que remarquer que l'avenir des toits parisiens est vu seulement à travers le prisme de la végétalisation. N'est-ce pas une réponse trop générique? Sa vision est celle de la ville en deux dimensions : l'espace des toits est perçu séparément de l'espace au sol, sans connections entre les deux ; il ne peut donc servir que de vide pour compenser les carences du sol. Il y a aussi un phénomène de mode, de mimétisme. Paris veut faire comme des villes comme New York, Chicago, qui végétalisent leurs toits. Dans ce travail de fin d'étude je prendrais le parti de penser la ville en trois dimensions : L' espace des toits connecté avec le sol. Penser les toitures comme une étendue inexploité, des centaines d'hectares disponibles dans la ville dense qu'est Paris. Ils pourraient permettre de penser différemment le bâti et la propriété, l'aménagement urbain, que ce soit au niveau social, écologique, économique, touristique. C'est évidemment un espace qui doit être pensé différemment de l'espace au sol, car il vient s'inscrire dans une architecture considérée comme «finie» ; il a d'autres contraintes, que ce soit l'accès, l'aménagement, le droit de jouissance, mais aussi de superbes avantages, comme le champs de vision, sa spécificité d'être un espace ouvert et pourtant coupé de la ville... Le principe de ville en deux dimensions nie les contraintes et les qualités de la ville pensées en trois dimensions, en refusant de considérer les toits et leur connexion avec la ville. Il faut donc qualifier le toit, lui créer un statut adaptés, ses règles, ses contraintes, avantages, son lien avec l'espace et la ville. C'est un sujet sur la permission, chercher le(s) possible(s), l'exploitable. Penser l'entité toit, mais aussi son intégration à l' échelle du bloc, du quartier, de la ville. C'est à mon sens là que le rôle du paysagiste prend tout son sens, grâce à sa capacité à jongler avec les échelles. Ma démarche est de prendre en compte Paris intramuros dans son ensemble au début, puis de définir un quartier grâce à une étude cartographique des potentiels existants, (pour l'instant mon choix serait plutôt le 11ème, 12ème, 19ème ou 20ème), puis, grâce à une étude de terrain, de redessiner les limites du projet. Celui-ci sera plutôt une notice appliquée à l'échelle du quartier. «Ce type de bâti et de toit permet ce type d'aménagement, en faisant intervenir ces acteurs, etc.», tout cela avec une cohérence globale spécifique au site. Il y aura un gros travail sur l'architecture, sur la nature en ville, les circuits court, les possibilités offertes. Mais surtout sur le jeu d'acteurs et sur la législation, qui amèneront toute la vie au projet. Qui financera les initiatives? qui va conseiller et gérer les aménagements? Quels plans à l'échelle de la mairie mettre en oeuvre? Nous sommes dans un projet social avant tout. Repenser et définir «la 5ème façade» et son lien à l'existant, c'est en soi repenser l'image et la structure de la ville même, ses dynamiques, et, finalement, le Paris de demain.
Descripció física:143 p.