De la place dé-faite à la place re-fête : Dépasser l'endiguement du fonctionnalisme pour une souplesse d'usages, place des Fêtes, Paris XIXè.

J'ai découvert la Place des Fêtes lors d'un de mes vagabondages sur le logiciel Google Earth. Curieuse de voir, en vue aérienne, à quoi ressemblait le quartier où mes parents déménageaient. J'observais donc cet est parisien, entre XIXè et XXè arrondissement, quand je me suis arrêtée s...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: KENDE Charlotte (étudiant)
Format: Livre papier
Idioma:Français
Publicat: 2015.
Descripció
Sumari:J'ai découvert la Place des Fêtes lors d'un de mes vagabondages sur le logiciel Google Earth. Curieuse de voir, en vue aérienne, à quoi ressemblait le quartier où mes parents déménageaient. J'observais donc cet est parisien, entre XIXè et XXè arrondissement, quand je me suis arrêtée sur cet étrange espace. Vu du ciel, la place appelle par le vide quelle crée. C'est un vaste lieu, niché au coeur d'un quartier dense. Le contraste est flagrant. De plus, les bâtiments, entourant directement la place, se démarquent de leur voisins. Ce sont des tours HLM, cassant le rythme des habitations typiques parisiennes. Sur place, cette différence persiste. Par ce décalage d'échelle, la place paraît déconnectée du reste de la ville. On s'y sent petit, toisé par ces hauts immeubles qui nous entourent. L'aménagement de Bernard Huet, de 1995, imposant une majesté dérangeante, ne fait qu'accentuer encore ce contraste. Bien que centrale dans ce quartier de tours, la place n'est pas facilement visible. Ses entrées, certes nombreuses, restent étroites et floues. Les connexions avec les rues adjacentes sont bancales et manquent de continuité. Cette singularité est d'autant plus accentuée par les changement de bâti et particulièrement avec les connexions vers la Mouzaïa, qui se trouve à deux pas de là. Dans ce quartier, un effort de «végétalisation» semble avoir été fait. Serrés entre les immeubles, on peu voire souvent des passages-squares et quelques jardins communautaires rarement ouverts. Malgré cela, aucune continuité n'est percevable et la qualité des aménagements ne convainc pas. Le quartier de la Place des Fêtes est également dit «difficile». Les projets y sont souvent chahutés dès leur réalisation et des problèmes d'insécurité résident. Mais c'est aussi un quartier où le mélange des classes devient de plus en plus contrasté, ce qui rend la moindre action complexe mais également plus intéressante. Les usagers de la place sont variés. C'est un lieu de passage et un noeud de transports en commun, accueillant une station de métro et plusieurs arrêts de bus, toujours difficiles à trouver. Les enfants viennent souvent jouer là, s'amusant sur les marches et nombreux dénivelés, et l'étrange square historique Monseigneur-Maillet, relégué dans un coin de la place, voit promeneurs et familles parcourirent ses chemins. Les commerces, situés au pied des tours, fonctionnent mal et offrent un triste décor. Malgré tout cela, on ne possède pas le sentiment que la place foisonne de vie. L'atmosphère y est plutôt calme, voire bien trop tranquille. Trois fois par semaine, par contre, cela change radicalement, quand le marché s'installe pour la matinée. Alors, l'espace est envahi de stands et de camions, les gens se bousculent et les cafés se remplissent. Les habitants du quartier me semblent assez concernés par les dysfonctionnements de leur place et prêts à prendre part aux démarches qui pourraient aider aux changements. Une association assez active fait le relais avec la mairie, tenant informés les habitants des avancées concernant le démarrage du prochain projet. J'ai rencontré le président de cette association ainsi que trois adhérents qui m'ont apporté des renseignements sur ce sujet et me paraissaient intéressés et curieux de ma démarche. Aujourd'hui, après cet aperçu, la Place des Fêtes me paraît posséder un important potentiel inexploité. Elle pourrait, selon moi, jouer un rôle bien plus dynamique, autant économique que social et écologique. Sa différence radicale avec la ville qui l'entoure peu être traitée comme un atout, tout comme les attributs cachés quelle recèle comme les eaux souterraines de Belleville.
Descripció física:176 p.