L'éveil du Diben : Une relation terre-mer, un hameau à arpenter.

La Manche puissante abîme les roches de la côte bretonne et ouvre des baies que les petites rivières, venant des terres, ont déjà commencé à creuser. Depuis le haut du plateau les pentes tombent à pic sur l'écume blanche des vagues qui se heurtent contre les rochers. Face à la mer, la côte très...

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Autore principale: BIGEON Thibault (étudiant)
Natura: Livre papier
Lingua:Français
Pubblicazione: 2015.
Descrizione
Riassunto:La Manche puissante abîme les roches de la côte bretonne et ouvre des baies que les petites rivières, venant des terres, ont déjà commencé à creuser. Depuis le haut du plateau les pentes tombent à pic sur l'écume blanche des vagues qui se heurtent contre les rochers. Face à la mer, la côte très découpée guide le regard sur les falaises et les pentes douces qui mènent vers les plages,criques ou autres échancrures installées le long de la côte. Ce paysage, typique de la province du Tregor, est celui de Plougasnou. Un paysage agricole où les champs dans la pente, s'approchent au plus près de la mer, lorsque la côte n'est pas bordée de falaises. Ce coin là, j'ai l'habitude de m'y rendre pour me promener, me baigner et crapahuter. Les roches grises et orangées qui se dressent le long de la côte, sont les contre-forts des prairies pâturées et sauvages, transition entre le plateau et la mer. Adossés à la pente, les sentiers qui traversent les fougères vertes en été et brunes à l'automne, annoncent le passage de la terre à la mer. Ses chemins lorsqu'ils sont traversés donnent l'impression de se trouver dans un navire chahuté par le vent. Il souffle et fait grincer les arbres tandis que les vagues, elles, claquent contre les rochers. A une quinzaine de kilomètres de Morlaix, le bourg de Plougasnou est installé sur les hauteurs, à quelques mètres de la mer avec laquelle elle entretient une relation privilégiée. La commune très attachée à son agriculture se déploie dans les terres aux travers de champs bordés de talus. Cependant le passé maritime de la Bretagne, raccroche la commune et ses habitants à la mer et à ses paysages littoraux. Ceux que l'on trouve à la fois magnifiques et hostiles, ceux que les marins ont l'habitude de côtoyer depuis les flots. A l'image de nombreux villages bretons Plougasnou s'est développé autour de paroisses. Ce déploiement explique aujourd'hui la dispersions de l'habitat en une multitudes de petits hameaux dans les terres et le long de la côte. Le lieu-dit du Diben se situe au Nord-Ouest du centre bourg et à l' l'Ouest de l'Anse de Primel. Le Hameau possède, depuis 1972, un petit port de pêche qui a toujours gardé l'espoir de se développer en un port de plaisance. Un souhait qui pose de nombreux questionnement ? Aujourd'hui, le développement croissant de l'activité de plaisance en France nécessite d'accroître le nombre de places pour les bateaux. En Bretagne, les quelques études réalisées ont prouvé qu'il y avait un besoin d'accroissement des capacités d'accueil pour les ports de plaisances. Cependant, l'image du port de plaisance et son impact sur l'environnement et sur les paysages littoraux soulèvent de nombreux débats. Ces critères indiscutables ont mené la DREAL Bretagne à réfléchir à chaque projet de port en intégrant non pas l'échelle du port ou celle de la station balnéaire, mais bien celle du bassin de navigation. Une échelle plus juste pour définir les besoins de plaisance dans un secteur donné. Le bassin de Morlaix, s'étend de l'île de Batz jusqu'à la pointe de Primel. Ce secteur et ses alentours accueillent chaque année de nombreux bateaux visiteurs qui éprouvent régulièrement des difficultés à trouver des places. Pourtant les ports de Morlaix, de Roscoff, les bouées du Diben et les autres plages alentours tentent de satisfaire les besoins des plaisanciers. Face à ce constat, le projet du port du Diben, prend alors tout son sens. La grande cale, la zone toujours en eaux et les quelques infrastructures du port de pêche pourrait être le point d'accroche d'un futur port de plaisance. Cependant, depuis plusieurs années des tentatives de projets ont déjà été proposées allant jusqu'à la création d'un AVP validé en 2013 mais aujourd'hui en attente. La création de ce port indigne les associations locales, les écologistes et certains élus. Ces contestions principalement tournées vers des considérations écologiques, esthétiques et de protection du littoral sont certainement justifiées mais demeurent des contestations transposables sur la totalité de la côte. En effet, quelque soit l'emplacement d'un projet de plaisance, son impact sur l'environnement peut difficilement être nul et fera ou qu'il soit le mécontentements des associations et riverains. Toutefois, cette constatation pourrait être la base de réflexion sur l'intégration d'un port à une échelle plus large, celle d'une commune et non pas uniquement celle d'une ligne de côte. En effet ce projet posera la question de la place du hameaux par rapport au bourg, de son développement économique et foncier mais aussi des relations que pourra avoir la structure avec les plages alentours, les sentiers et le développement du tourisme. Évidement il sera aussi important de réfléchir à la forme d'un port. Doit-elle toujours être conventionnelle? N'existe t-il pas des configurations qui permettent de réduire l'impact d'un tel aménagement sur l'environnement. Aussi, le futur site de plaisance nécessitera probablement le développement d'une cale sèche, d'un chantier naval et de quelques commerces peu développées actuellement.
Descrizione fisica:117 p.