Champ d'essai pour une reformulation urbaine des lotissements, en agglomération bordelaise.
Je n'ai jamais aimé marcher dans ces larges rues goudronnées, devoir contourner la voiture garée sur le trottoir, repousser d'une main une branche sortant d'une haie touffue, toujours avancer puisque l'arrêt n'est pas permis ; peut-être est-ce seulement la peur de s'y p...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Livre papier |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015.
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| Résumé: | Je n'ai jamais aimé marcher dans ces larges rues goudronnées, devoir contourner la voiture garée sur le trottoir, repousser d'une main une branche sortant d'une haie touffue, toujours avancer puisque l'arrêt n'est pas permis ; peut-être est-ce seulement la peur de s'y perdre. Pourtant secrètement, j'aime regarder les maisons, comparer l'entretien des pelouses et les choix des clôtures, remarquer les vélos bariolés qui traînent, le trampoline et la paire de sécateur. Je pourrais avoir grandi là. Y vivrai-je un jour ? D'après un sondage de 2006 de Cetelem, 80% des Français considèrent la maison individuelle comme le logement idéal et 91%, l'accession à la propriété privée comme une priorité. Les lotissements, résultats de la division d'un terrain en plusieurs lots constructibles et viabilisés, sont la concrétisation rationnelle de cette « demande sociale ». Ils sont aussi devenus les symboles de la ville d'après-guerre fragmentée en poches monofonctionnelles et sont accusés à juste titre d'être un facteur de la périurbanisation. Hier, premières extensions en périphérie de ville, nombre de lotissements se retrouvent aujourd'hui recentrés dans des agglomérations élargies. A l'heure de la lutte contre l'étalement urbain, le potentiel foncier de ces « morceaux de ville » peu denses représente un atout majeur pour une croissance interne de la ville. Alors comment les lotissements pavillonnaires existants, décriés par les urbanistes, peuvent-ils évoluer, se transformer, s'intégrer..., pour générer la ville durable de demain ? Ma réflexion s'appuie sur plusieurs sites situés sur des communes du sud de l'agglomération bordelaise. Pourquoi ici plutôt qu'ailleurs ? L'agglomération bordelaise qui s'est développée très rapidement du fait d'un fort étalement urbain, ambitionne d'atteindre le million d'habitants pour 2030. Les ambitieux projets de 50 000 logements et des 55 000 hectares de nature portés par la CUB, me semblent former un cadre ouvert et dynamique pour mes recherches. Les sites seront/sont choisis dans quatre communes adjacentes (Mérignac, Pessac, Talence, Gradignan) par soucis pratique. J'ai choisit de consulter les mairies et l'a'urba (agence d'urbanisme de la CUB), pour travailler sur des zones qui présentent des problématiques réelles. Les différents lotissements seront/sont sélectionnés en veillant à leur variétés contextuelles et typologiques afin d'aborder la problématique avec plus de souplesse. A Gradignan par exemple, un lotissement de 10 hectares, datant des années 30, vient de perdre son règlement suite à la loi A.L.U.R . Certains habitants opposés jusque là à toute intrusion commencent à démarcher les promoteurs. Situé entre la mairie et son parc d'une part et l'église et ses commerces d'autre part, il me semble nécessaire d'imaginer le futur possible de ce quartier en coeur de ville et d'établir un plan guide qui viendrait coordonner les initiatives privées pour garantir une cohérence d'action. A Talence, plusieurs sites m'intéressent : un, au proche du Campus universitaire, du Tramway, des vignobles de grand crue, un autre, coincé entre un bois communal, l'école d'Architecture et du Paysage et la rocade. |
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| Description matérielle: | 170 p. |