L'aménagement de l'espace en milieu carcéral.
Ce TFE est un questionnement sur la peine d'enfermement et son écriture possible dans l'espace. Comment, par la structuration et la qualification de l'espace, peut t-on permettre une bonne habitation dans l'enfermement? Comment l'espace permet d'initier une dynamique de...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Livre papier |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2015.
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| Résumé: | Ce TFE est un questionnement sur la peine d'enfermement et son écriture possible dans l'espace. Comment, par la structuration et la qualification de l'espace, peut t-on permettre une bonne habitation dans l'enfermement? Comment l'espace permet d'initier une dynamique de réinsertion sociale ? La peine d'enfermement signifie la détention d'une personne en milieu fermé pour une durée déterminée. On constate aujourd'hui certains points de cette pratique qui ont des impacts négatifs sur la société : un effet désocialisant par l'isolement (qui alimente la récidive), une violence marquée (l'isolement proposé ne défend pas à une micro société de se créer intra-muros, un certain désancrage à la vie (problèmes de suicides) et une dégradation des liens familiaux. À une peine se rajoute une double, voire triple peine. Or, dans l'optique où la réinsertion sociale est l'un des but premiers de la peine d'enfermement, l'espace doit pouvoir offrir des possibilités multiples au rétablissement de soi et au tissage de liens sociaux non violents. Plus qu'un simple projet de « verdissement », le paysagiste pourrait mettre ses compétences en oeuvre pour penser l'aménagement de l'espace comme propice à cette réinsertion. Les partis pris d'aménagement joueront sur le mode de vie particulier qui se développera à l'intérieur de la prison (cette microsociété carcérale), mode de vie en tension constante. Dans certaines références européennes, la dimension productive du site (artistique, horticole) a mis en marche l'engrenage de la réinsertion. L'activité qui permet de produire, de créer, et de partager le fruit de son travail a un aspect gratifiant et responsabilisant. La production qui amène à l'échange permet aussi une ouverture sur l'extérieur, et donc de réduire l'étanchéité, de rendre un peu plus poreux, l'interface intérieur/extérieur. Quelque chose de riche pourrait donc naître d'une enceinte physiquement rigide et froide. Le végétal comme outil dynamique vivant, fruit du cycle des saisons, est donc à penser comme tel en prenant en compte la capacité de partage et de réunion qu'il porte. Toutefois, l'aspect productif de l'espace n'est peut être pas la seule piste à exploiter, mais aussi l'aspect artistique, sonore, olfactif qui peuvent se dégager du site. Le quotidien des « habitants », seulement passagers ne l'oublions pas, sera donc pensé pour s'inscrire dans une dynamique de création et de partage, et le paysagiste aura comme rôle de rendre l'espace propice à l'accueil et au développement d'activités pour une population cadrée dans une «microsociété » réfléchie. Le site De nombreux concepts architecturaux d'enfermements ont étés avancés par des penseurs (tel que le panoptique de Bentham) et proposent d'autres formes d'aménagement de l'espace carcéral que ceux présentés en France aujourd'hui. Cependant ; bien qu'il soit inévitable de prendre connaissance de ces principes pour asseoir la réflexion sociologique sur l'enfermement et le sens de la peine pour la société ; j'ai choisi de me positionner sur la base d'un site qui propose déjà des contraintes et des caractéristiques propres. Ce site est le centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Ce tout nouveau centre pénitentiaire, livré en juillet 2014, accueillera les détenus de l'ancienne prison d'Orléans ainsi que celle de Chartres. Il se situe sur le site dit des Montaubans (RD 702 ou route de Gidy), et propose environ 750 places, dont 30 places pour les femmes. 300 agents environ y travailleront chaque jour. La prison d'Orléans est à ce jour une des plus récentes et est le résultat des dernières réflexions en cours. Mais comme tout établissement pénitentiaire, on y retrouve une ambiance clinique, pauvre et bruyante, peu d'espaces communs, une grande surface de terrain non exploitée et une crainte réelle quand à la violence qui s'y projette. Ce site encore neuf, est encore vierge de toute histoire. C'est donc sur ce lieu que je souhaite me poser en tant que paysagiste pour travailler l'espace et ses caractéristiques liées à l'enfermement. |
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| Descrición Física: | 144 p. |