Le réveil de l'Outremeuse : L'ïle endormie de Liège.

Liège une ville à cheval sur la Meuse. Autrefois faubourg sur la rive droite de la ville de Liège, l'Outremeuse était parcourue par de nombreux biefs. Ce réseau fluvial avait permis l'installation de moulins et de tanneries face à la vieille ville. Alors que la rive Nord concentrait les ac...

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Auteur principal: RAIMBAULT Agathe (étudiant)
Format: Livre papier
Langue:Français
Publié: 2015.
Description
Résumé:Liège une ville à cheval sur la Meuse. Autrefois faubourg sur la rive droite de la ville de Liège, l'Outremeuse était parcourue par de nombreux biefs. Ce réseau fluvial avait permis l'installation de moulins et de tanneries face à la vieille ville. Alors que la rive Nord concentrait les activités nobles (Cathédrale, Citadelle, etc), la rive Sud se présentait comme la partie marécageuse, nauséabonde et populaire de la ville. Avec l'industrialisation, d'importantes modifications du système hydrographique ont amené au remblaiement des biefs, tandis qu'une dérivation de la Meuse fut créée en arrière du faubourg, afin de permettre la navigation et le transport de marchandises. Le réseau fluvial canalisé, l'Outremeuse est devenue une île et surtout un quartier « urbanisable ». C'est une île dense que l'on peut arpenter de nos jours, les hautes tours et habitats de briques serrés les uns contre les autres ont effacé toutes traces d'un ancien passé fluvial. On passe un pont, une passerelle, on ne sait plus où l'on est. L'île ne semble pas en être une. L'Outremeuse est aussi connue pour avoir accueillie vers le 17e s. un «hospice », où la faculté de médecine de Liège est venue s'adjoindre en 1817. La structure devenant inadaptée, le centre hospitalier de Bavière s'est vu scindé en deux en 1980. Les services déménagés, les bâtiments ont été totalement délaissés en 1987. Depuis bientôt trente ans, cette friche de 4ha reste le point noir de l'île, et contribuerait à la « paupérisation » du quartier. De nombreux projets ont été proposés ou avancés, mais encore rien n'est sorti de terre. Des associations y voyaient un centre artistique tandis que la ville accompagnée du promoteur Himmos, imaginaient pour 2015 un nouveau quartier attractif avec pas moins de 600 logements, des bureaux et des commerces (100 millions d'euros). Enclenchée, la première phase du projet s'est arrêtée à la démolition de quelques bâtiments et au pré-verdissement, face à la crise et à la faillite du promoteur hollandais. Actuellement, le site appartiendrait au Fonds de pensions Ogéo et au groupe Thomas et Piron. L'Université de Liège fut intéressée pour y implanter deux écoles d'architecture, sans suite des promoteurs
Description matérielle:134 p.