Faire de l'inondabilité de Quimperlé un atout paysager.
Quimperlé, commune du Finistère d'environ 11000 habitants, se situe à la confluence de deux rivières, l'Ellé et l'Isole, qui donnent naissance en plein coeur de la ville à la Laïta. Le développement de Quimperlé a longtemps été intimement lié à ses rivières : l'activité portuaire...
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| Format: | Livre papier |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015.
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| Résumé: | Quimperlé, commune du Finistère d'environ 11000 habitants, se situe à la confluence de deux rivières, l'Ellé et l'Isole, qui donnent naissance en plein coeur de la ville à la Laïta. Le développement de Quimperlé a longtemps été intimement lié à ses rivières : l'activité portuaire y a prospéré jusqu'à l'arrivée du chemin de fer ; de plus, moulins, minoteries, installations artisanales puis industrielles, ont successivement pris place le long des berges de l'Isole et de l'Ellé, participant également à l'essor de la ville. D epuis plusieurs siècles la ville connaît régulièrement des épisodes d'inondations. Ceux-ci sont liés à sa situation dans un « goulot d'étranglement » des eaux pluviales d'un bassin versant de plus de 900km2, et à sa position en fond de ria et donc soumise à l'influence maritime et estuarienne de la rivière Laïta. Cependant, la fréquence et l'importance des crues semblent augmenter depuis quelques années. Les causes en sont multiples : modifications des paysages agricoles (suppression d'une grande partie des haies, fossés, talus ; remblais de zones humides, etc.), extension de l'urbanisation (imperméabilisation de nouvelles surfaces )... A la suite des grandes inondations de 2000 la ville de Quimperlé a entrepris d'importants travaux pour limiter la hauteur des crues : démolition de ponts et de passerelles, création d'un clapet mobile, mise en place de barrières anti-crues, creusement de la rivière Isole. Ces travaux ont permis à la ville de mieux « encaisser » les crues de cet hiver 2014. Ils n'ont cependant pas été suffisants pour les éviter. En effet, la problématique des inondations nécessite un travail à l'échelle du bassin-versant. Ce travail est aujourd'hui réalisé par le Syndicat Mixte Ellé Isole Laïta (SMEIL) qui est chargé de la mise en place du Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux. Celui-ci met en place progressivement plusieurs initiatives : reméandrage des cours d'eau, préservation des zones humides, protection des champs d'expansion de crues, densification du bocages, etc. Ce qui m'a donné envie de réfléchir à ces deux questions : Comment ces différents aménagements peuvent-ils faire « projet de paysage » ? Quel peut être le rôle du paysagiste dans cette réflexion à l'échelle du bassin versant ? Une réflexion est aussi à porter à l'échelle même de la ville de Quimperlé. Car quelque soient les efforts fournis en amont, le risque d'inondation nul ne peut être obtenu : la ville doit donc être capable de mieux les vivre. Est-il possible d'accepter l'inondabilité ? Comment augmenter la résilience de la ville aux épisodes de crues ? C'est le rapport de la ville à ses rivières, de manière générale, qui doit être retravailler. Aujourd'hui, bien que Quimperlé soit surnommée « la ville aux trois rivières », elle ne semble pas tirer pleinement profit du cadre exceptionnel qu'offre les vallées de ces cours d'eau. En effet, il est difficile de se promener en longeant les rivières en ville, le long de celles-ci la présence de la voiture est majoritaire, il y a peu de terrasses autour des cours d'eau, etc. Comment valoriser l'espace public lié aux rivières afin que la ville se retourne vers celles-ci, qu'elle se réapproprie les berges, et que peut-être ainsi la Basse-ville retrouve un nouveau dynamisme ? Comment outrepasser les contraintes que peuvent représenter ces rivières, et faire de l'Ellé, l'Isole, et la Laïta des atouts de poids pour Quimperlé ? |
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| Description matérielle: | 164 p. |