La Seine dans l'agglomération parisienne : Le fleuve et la ville, l'exemple du premier méandre au nord de Paris.

Situé dans la première couronne de l'agglomération parisienne, le quartier de la Briche s'étend le long de la Seine sur la commune de Saint-Denis en bordure d'Épinay-sur-Seine. Faisant partie du territoire de Plaine Commune il jouxte un secteur réputé pour son climat social difficile....

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: LACAN-SPATA Laure (étudiant)
Format: Livre papier
Idioma:Français
Publicat: 2015.
Descripció
Sumari:Situé dans la première couronne de l'agglomération parisienne, le quartier de la Briche s'étend le long de la Seine sur la commune de Saint-Denis en bordure d'Épinay-sur-Seine. Faisant partie du territoire de Plaine Commune il jouxte un secteur réputé pour son climat social difficile. La métropole se densifie, la pression foncière est de plus en plus forte aux portes de Paris et les projets fleurissent dans petite ceinture. Les anciens terrains industriels du pourtour de la Seine font l'objet d'intérêts nouveaux, tant en amont du fleuve qu'en aval. La Briche est donc appelé à connaître une transformation urbaine certaine. Comment un projet sur le long terme pourrait-il accompagner ces mutations urbaines ? La Briche, quelles transitions urbaines pour ce quartier de confluences ? Le patchwork du tissu urbain Le secteur regroupe différentes typologies urbaines qui se juxtaposent. Une poche de pavillons subsiste le long de la Seine constituant un quartier bien défini où se dressent encore de charmantes maisons en meulière. Elle est bordée par des parcelles industrielles dans lesquels certaines activités survivent au milieux des budlelias. Un peu plus loin s'élèvent les façades lugubres des résidences HLM et le vieux fort de La Briche, qui accueille une caserne de pompiers. Ce bâti hétéroclite fait cohabiter des gens d'origine diverses : une cinquantaine d'artistes occupent quelques hangars où ils ont installé leurs ateliers, des populations émigrées, originaires d'Afrique principalement, habitent les immeubles HLM, et des retraités se croisent surtout près des pavillons. Des espaces publics, qui restent à définir, pourraient faire le lien entre ces pièces de patchwork urbain. Quelle accroche au fleuve? Quand on entre dans Épinay-sur-Seine par la nationale 14 en venant de Saint Denis, le fleuve n'est pas visible car il est d'abord dissimulé par une frange de terrains industriels, puis par un ruban de pavillons en meulière. C'est en allant à sa rencontre à pied que j'ai découvert la beauté de ses berges et l'impulsion donnée par la jetée du canal dans ses eaux. Un sentier, le chemin de halage, permet de s'approcher des flots et de longer la Seine sur une centaine de mètres. Le fleuve est, là encore, masqué par un rideau de végétation. Le chemin, comme dans un couloir, est bordé d'un coté par la ripisylve, et de l'autre par des murs clôturant des terrains industriels plus ou moins en friche, des pavillons et des immeubles. Le sentier descend en pente douce et les berges se retrouvent encaissées, en contrebas des espaces bâtis. Il y a donc peu d'ouvertures, tant physiques que visuelles sur l'eau, il faut vraiment s'approcher et être sur les berges pour prendre conscience de la présence du fleuve. J'ai constaté que peu d'espaces sont suffisamment larges pour accueillir des usages récréatifs diversifiés. Pourtant, cette portion de Seine ne manque pas d'attraits. L'ambiance plus naturelle des berges donnent une impression d'éloignement de la capitale : la végétation descend effleurer l'eau, et, sur la rive opposée, le parc départemental de l'Île-Saint-Denis crée une perspective arborée. Par ailleurs, une séries d'indices, silhouettes caractéristiques des hangars et mobiliers spécifiques, trahissent l'ancienne activité industrielle des rives. On aurait envie d'ouvrir la ville sur le fleuve et de mettre en scène la lente valse des péniches. Et si cette question du rapport au fleuve était le point de départ des mutations urbaines de la Briche ? Comment profiter de la présence de la Seine, de la respiration qu'elle apporte dans l'agglomération, pour tisser des liens physiques et sociaux qui partant des berges, s'infiltreraient dans la ville et accompagneraient les habitants dans les futures transformations de leur quartier. Réfléchir en partant de la Seine serait pour moi l'occasion de questionner à la fois les relations ville-fleuve et banlieue-Paris, avec la notion d'appartenance au(x) territoire(s).
Descripció física:113 p.