La Faute sur Mer 2050 : Une étude prospective d'ajustement au territoire et à l'évolution climatique.

UN SITE TRÈS SINGULIER... La commune de la Faute sur Mer offre un site tout à fait particulier car situé sur une presqu'île avec une flèche sableuse qui avance d'années en années. Ce village balnéaire est également positionné entre l'estuaire de la rivière du Lay et de l'Océan At...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: FELDMANN Antoine (étudiant)
Format: Livre papier
Idioma:Français
Publicat: 2015.
Descripció
Sumari:UN SITE TRÈS SINGULIER... La commune de la Faute sur Mer offre un site tout à fait particulier car situé sur une presqu'île avec une flèche sableuse qui avance d'années en années. Ce village balnéaire est également positionné entre l'estuaire de la rivière du Lay et de l'Océan Atlantique, mais surtout sur le territoire de la Baie de l'Aiguillon et du Marais Poitevin. La Faute sur Mer connait un nombre grandissant de campings et de résidences secondaires. Ce qui en fait un lieu de vacance et de villégiature très apprécié et bon marché. La pression foncière et touristique est donc très forte. De plus la présence des marais aménagés en polders en font un territoire très agricole avec de larges champs céréaliers (maïs, tournesol et blé), ceci depuis le Moyen-Age. L'arrivée de moines Hollandais facilite la création des marais et des digues. La catastrophe fait sens. Evénement brutal et « inattendu », elle prend des formes qui sont hors de nos schémas de représentation habituels. Elle révèle aussi des tendances cachées dans les processus de production du risque. La catastrophe vient de la rencontre entre des événements naturels de basse fréquence et forte intensité avec des enjeux vulnérables. Déclencheur de la crise, l'événement naturel paroxystique laisse une grande part de responsabilités aux facteurs humains. LA MÉMOIRE DU LIEU... La submersion marine du 28 février 2010 a touché un territoire fragilisé et en mutation tant par des facteurs naturels (érosion, accumulation, déplacement de la flèche littorale) qu'anthropiques (croissance démographique, extension de l'urbanisation, etc.). Finalement, le processus de production du risque résulte d'une implantation humaine vulnérable sur un espace littoral fragile et fortement exposé, de par sa genèse même, au risque de submersion marine. L'APRÈS XYNTHIA ? Plus de quatre ans après la tempête celle-ci reste bien présente sur le lieu. Pas comme l'on pourrait l'imaginer, bien au contraire tout à été fait pour faire table rase et oublier la nuit du 27 Février. Le lotissement des voiliers fut racheté par l'état puis déconstruit. Seul quelques tas de gravas symbolisent les maisons secondaires. Cet hiver une stèle et un massifs fleuris ont été installés dans un coin du lotissement. Les condannations au tribunal s'enchainenent, les touristes reviennent, tout va bien... Puis changement de cap, le maire vient de changer après les récentes élections, une autre équipe est désormais en place. Quels projets pour la presqu'île de la Faute sur Mer ? Comment concilier pression foncière et risque de submersion marine ? Tout l'enjeu de ce projet de paysage est d'avoir une vision holistique qui prend en compte tout le territoire de la presqu'île de la Faute sur Mer et de l'estuaire du Lay. Une approche par la géomorphologie du lieu, son histoire et la mémoire du risque seront à prendre en compte de façon primordiale pour bien analyser ce site. ENJEUX ET PROBLÉMATIQUES Explorer la question des relations entre les installations en zone littorale, la mémoire locale et les connaissances officielles sur l'environnement littoral avec la Faute sur Mer comme site d'étude. Aujourd'hui il s'agit de se poser les questions essentielles : Faut-il continuer à construire en milieu très soumis au risque de submersion marine? Faut-il continuer à lutter contre, à protéger ? protéger quoi ? Continuer à croire que la presque île de la Faute sur Mer restera protégée des submersions marines est illusoire. Il s'agit d'inscrire le projet de paysage en relation avec les dynamiques naturelles, et culturelles, c'est à dire sur 20 ans, 50 ans... Des enjeux de territoire, des enjeux économiques, des enjeux écologiques, des enjeux de paysages... Comment continuer à habiter et à vivre sur la presque île de la Faute sur Mer, vivre avec l'océan et la rivière du Lay. Quels nouveaux paysages ? insulaires ? une presque île ? Quelles gestions de ces paysages d'estuaires et littoraux ? Comment maintenir l'attrait de ce site touristique, son originalité de presque île entre estuaire et océan ? Quel rapport entre la terre, les marais, l'estuaire et l'océan ? L'arrière-pays ? Qu'en sera t-il de l'agriculture intensive ? des maisons secondaires ? des campings ? de la rivière ? de l'estuaire ?
Descripció física:156 p.