Charlemagne et Arthur : ou le roi imaginaire
Charlemagne et Arthur, au Moyen Âge, sont porteurs d'un mythe qui dépasse le cadre de ce que l'on appelle généralement un "mythe littéraire". Pour étudier le sens de ces créations de l'imaginaire, la réflexion s'organise autour de quatre grandes questions : quelle place...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Thèse et Mémoire papier |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Paris :
H. Champion
1992.
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| Saila: | Nouvelle bibliothèque du Moyen âge
20 |
| Gaiak: | |
| Autres localisations: | Voir dans le Sudoc |
| Variante du titre: | Le roi imaginaire |
| Gaia: | Charlemagne et Arthur, au Moyen Âge, sont porteurs d'un mythe qui dépasse le cadre de ce que l'on appelle généralement un "mythe littéraire". Pour étudier le sens de ces créations de l'imaginaire, la réflexion s'organise autour de quatre grandes questions : quelle place les auteurs assignent-ils à la royauté dans la société ? Quelles sont les idéologies qui sous-tendent les conceptions de la royauté qui sont ainsi représentées et de quoi portent-elles témoignage ? Comment l'Histoire et l'imaginaire se combinent-ils pour produire des structures narratives dynamiques, dans lesquelles s'incarnent ces conceptions ? Comment la réflexion des auteurs sur la royauté se fait-elle génératrice d'une littérature et d'un mythe, quelles sont la fonction et la signification de ce mythe, que nous dit-il de la vision du monde de cette époque qui connaît de profondes transformations ? Ces deux mythes reposent sur une fragmentation de l'image royale, qui ne prend son sens qu'à travers de multiples contradictions. Une cohérence se dégage toutefois, qui tient à ce que deux rois sont traités non comme de simples personnages, mais comme des points de cristallisation des angoisses, des certitudes, des recherches de toute une société qui s'interroge sur son sens et sur son destin. La dualité de la nature royale permet d'approfondir, de porter au jour la faille qui s'ouvre dans le rapport de l'homme au monde, et dont la montée de l'individualisme est l'une des manifestations les plus vives. Le divin lui aussi rencontre une crise analogue, qui est une crise de la représentation globale du monde. L'épopée accentue la fracture en essayant de l'éliminer par une sorte de "catharsis", tandis que le roman cherche à la camoufler : mais l'utopie conduit à la même aporie. Le Graal apparaît comme une suprême tentative pour surmonter cette faille, en éludant le terrestre, et par conséquent à l'écart du roi. Elle n'aboutit pas davantage. On voit ainsi, derrière les différences qui séparent les figure de Charlemagne et d'Arthur, quelle cohérence profonde les unit et les distingue des autres rois de la littérature : cette cohérence est de l'ordre du mythe. Avec le temps les mythes de Charlemagne et d'Arthur, d'abord fondateurs de certitudes, se transforment peu à peu en une quête du sens du monde, d'une "source" à jamais perdue. |
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| Deskribapen fisikoa: | 1 volume (656 pages) ; 22 cm. |
| Bibliografia: | Bibliographie p. [615]-648. Notes bibliographiques. Index |
| ISBN: | 2852032562 (br.) : |
| ISSN: | 0769-0940 |

