Le salaire de la destruction : formation et ruine de l'économie nazie

Certains livres sont appelés à demeurer sans équivalent, dépassant tout ce que l'on a pu lire sur un sujet. Le Salaire de la destruction, une histoire économique du IIIe Reich, est l'un d'eux, tant pour le nombre d'idées reçues qu'il balaye que pour les conclusions inédites...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Tooze, Adam J., 1967-
Autres auteurs: Dauzat, Pierre-Emmanuel, 1958- (Traducteur)
Format: Livre papier
Langue:Français
Publié: Paris : Les Belles lettres 2012.
Collection:Histoire 116
Sujets:
Note: Sommaire en ligne. https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251381169/le-salaire-de-la-destruction
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Trad. de : "The wages of destruction : the making and breaking of the Nazi economy"
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Description
Résumé:Certains livres sont appelés à demeurer sans équivalent, dépassant tout ce que l'on a pu lire sur un sujet. Le Salaire de la destruction, une histoire économique du IIIe Reich, est l'un d'eux, tant pour le nombre d'idées reçues qu'il balaye que pour les conclusions inédites et l'approche globale qu'il propose. En donnant naissance au mythe du Blitzkrieg, le succès foudroyant et inattendu de la campagne de France a accrédité l'image d'une Allemagne nazie invulnérable fondée sur une économie industrialisée d'une grande efficacité. prenant le contrepied des nombreuses histoires exclusivement politique du régime, l'auteur en décline les entraves et défaillances puis s'efforce de montrer que la guerre eut au contraire sa source dans les faiblesses du Reich plutôt que dans ses forces. Pionnier dans l'analyse économique du IIIe Reich, il fait un sort aux mythes issus des allégations d'Albert Speer et parfois colportés (notamment par l'économiste Galbraith, dès la fin de la guerre) : les trains n'arrivaient pas vraiment à l'heure, le mois passés, il est allé de crise en crise jusqu'en 1938, avant que l'affaire tchèque ne décide le chancelier à mettre son pays sous perfusion, en vase clos, au service de ses ambitions guerrières, auxquelles tout allait être désormais subordonné. Relisant les textes mêmes de Hitler et des théoriciens de l'agrarianisme, l'auteur décentre ainsi l'histoire de la guerre en donnant une place capitale aux États-Unis, devenus la véritable obsessions d'Hitler. Dès 1938, la question juive devient synonyme d'Amérique dans son esprit. Le Führer sait dès 1939 que, avec ses armées sous-équipées, il a peu de chance de l'emporter dans une guerre longue contre le monde occidental. C'est pour triompher de cet adversaire rapidement qu'il lance l'opération Barbarossa en accord avec ses projets d'extermination, d'asservissement et de colonisation de l'Est parfaitement définis dès les années 1930. A la fois synthétique et riche en thèses et en documentations nouvelles, ce livre boulverse toutes les idées reçues. Il constitue un tournant dans l'historiographie de la Seconde Guerre mondiale.
Description:Sommaire en ligne. https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251381169/le-salaire-de-la-destruction
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Trad. de : "The wages of destruction : the making and breaking of the Nazi economy"
Description matérielle:1 vol. (806 p.-[16] p. de pl.) : ill., graph., jaquette ill. ; 24 cm.
Bibliographie:Notes bibliogr. en fin d'ouvrage. Index.
ISBN:9782251381169 (br.) :